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  Si les deux dernières semaines ont été les plus calmes depuis que je survis en cet endroit, le harcèlement n'a jamais vraiment failli à sa bonne exécution. Depuis deux nuits les réveils ont repris, bardés de ces petits tirs d'ondes hypocrites, juste assez puissants pour briser mon sommeil et l'espoir fou que cela s'arrête.

  J'entends toujours les mêmes pas au-dessus de ma tête, comme autant d'injonctions m'ordonnant de ne pas bouger, pas broncher, ni même respirer si possible. Cependant, je constate une certaine retenue de la part des harceleurs dont je ne connais pas la raison.

  J'ai remis mon magnéto en route, mes boules quies la nuit pour les clics audibles se mêlant aux ondes, et mon casque de chantier la journée. Je retrouve mon artillerie délaissée pendant quinze petits jours de sursis. Pourquoi d'ailleurs ce sursis, sinon pour asseoir encore une fois ce pouvoir d'avoir le loisir de maltraiter ou non ?

  Je me moque un peu de la réponse et me tiens prête pour les prochains assauts. Je ne hais pas mes harceleurs, mes nourris une colère sourde envers ce monument inaccessible que l'on nomme justice, cette administration putassière et l'omerta consacrée de celles et ceux qui disent la servir.

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