Harcèlement ÉlectroMagnétique et Collectif

16 avril 2019

Sursitaire

   Une baisse significative du harcèlement, notamment la nuit, ne me fait pas pour autant nourrir l'espoir fou qu'il prenne fin totalement. Les harceleurs sont toujours présents, trônant sur leur territoire, sans pour autant négliger le mien qu'ils estiment toujours comme leur appartenant. Quant au matériel, tapis dans tous les coins de leur immonde domicile, il se déclenche, essentiellement sur mes appareils électriques, et au bon vouloir des tortionnaires, même ces derniers en veille, estimant, là encore, ou plutôt jugeant, de manière toute subjective, lequel de mes déplacements, laquelle de mes actions, ou tout simplement parole, justifiera, face à leurs yeux vides, une agression en bonne et dû forme.

   Cette accalmie, plus longue que d'habitude, en raison d'un changement dans l'existence irréprochable des saloperies qui me persécutent, n'efface cependant pas les dégâts physiques et neurologiques installés durant tout l'exercice d'une violence beaucoup trop longue, pour espérer en sortir sans séquelles, d'autant que le harcèlement, comme je le disais, n'est qu'en veille.

   Je dois bientôt retourner chez l'ophtalmologiste, ce qui fera la quatrième fois, et donc la quatrième baisse de vue en cinq ans. Si, il y a encore quelques mois, je rangeais ma loupe après chaque utilisation, je la garde désormais près de moi en permanence. Je boîte plus facilement après une longue marche, et si je ne perds plus mes cheveux, ils n'ont pas repoussé là où je les ai les plus perdus, malgré tous les traitements, lesquels n'ont fait que freiné leur chute, sans jamais redonner la densité que ma chevelure avait auparavant.

   Par ailleurs, même si je dors mieux, je suis aussi épuisée que lors des privations de sommeil intensives, et sujette, les premiers jours d'accalmie, à une succession de vertiges dans la journée, difficilement contrôlable. Idem pour mes accès de colère, que je ne maîtrise plus du tout, m'emportant à tout va, et crachant contre les murs autant d'insanités que je le peux, envers celles et ceux qui m'ont bousillée. Je reste vigilante quant à la suite, sachant pertinemment qu'une telle haine et acharnement dans la durée, de la part d'individus aussi insoupçonnables que sadiques, ne peuvent s'évanouir d'un coup. Le changement dans la vie des harceleurs, qui permet que je sois épargnée en ce moment, j'en ai une vague idée, mais elle me pétrifie littéralement.

 

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01 avril 2019

Les banderilles invisibles

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   Dans le monde de la tauromachie le mot trastos correspond au matériel que l'on donne à un homme, une fois ce dernier devenu matador. Ledit matériel est composé de piques, ayant pour but dans un premier temps d'exciter le taureau en le ciblant au garrot, ensuite de provoquer des hémorragies et un épuisement plus rapide. Dans un second temps, on utilise des banderilles afin de cisailler les nerfs, toujours au garrot, de manière à ce que le taureau n'ait plus les moyens de relever suffisamment la tête pour charger. Pour finir, on utilise la puntilla, petit poignard à lame courte, pour l'achever. Dans tous les cas, le taureau n'a aucune chance, à part peut-être celle de l'imprudence du torero.

   Le harcèlement électromagnétique procède de la même manière, accompagné du même processus funeste mis en place par des individus se croyant à peu près aussi tout-puissant qu'un matador peut se le croire, à ceci près qu'ils n'ont pas tout à fait les mêmes outils. Ces derniers, sont aussi invisibles qu'inaudibles, et ne laissent aucune trace de sang, à proprement parler, sinon les tirs d'ondes électromagnétiques ont strictement la même fonction que les piques censées énerver, destabiliser une proie qui n'a rien demandé, et qui ne fait que se défendre comme elle le peut face à des refoulés, ayant réprimé les instincts les plus inavouables jusqu'à l'arrivée bienfaitrice de leur cible.

   Je peux même pousser la métaphore jusqu'à imaginer les divers éléments de cette famille de dérangés qui me persécutent, de jouer avec une muleta invisible, et exécuter des petits pas de danse macabre, à chaque acte d'hostilité à mon encontre, les pions ponctuels s'improvisant aficionados de ce sordide spectacle. Les tirs d'ondes dans mon cou sont l'endroit préféré des harceleurs, à l'instar du cou du taureau pour le matador, afin de lui couper la respiration, jusqu'à épuisement. Une fois ce dernier installé, on imagine assez bien la phase ultime pendant laquelle l'atrocité familliale se dévoilera avec les applaudissements des différentes glousseuses et autres jeunes coqs, ayant l'impression d'avoir gagner un combat, en balayant d'un revers de main ce qui n'est ni plus ni moins que le massacre prémédité et progressif d'une personne désarmée. Encore une fois, pour la gloire de pauvres petits cons !

Vidéo d'Elena Sagnol
Sphères blanches fugaces mais suffisamment visibles, signant là,
le triste résultat d'un harcèlement abject.

19 mars 2019

Les coulisses d'un pouvoir

   C'est au 1er étage que ça se passe, au coeur d'un immeuble parmi d'autres immeubles, planté dans un quartier paisible parmi d'autres quartiers, à la vue de tous les passants, et, cruel paradoxe, à l'abri de tous les regards.

   Le harcèlement électromagnétique se poursuit, sans l'image et sans le son, assassinant lentement comme un poison se distillant dans le sang d'une proie consciente, mais impuissante. Il est des poisons qui mettent des années à agir, et dont on ne trouve les traces nulle part. Le harcèlement électromagnétique est l'un d'entre eux, fermentant sous des visages aussi charmants que coquets, derrière lesquels se cachent des caractères mous, tonifiés par le pouvoir qu'ils tiennent entre des mains moites d'excitation et de lâcheté mêlées
.

13 mars 2019

Eructations en folie

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   Moi aussi, je suis au-dessous des 7 heures, très largement même, depuis plus de six ans maintenant, et ce n'est pas en raison d'écrans allumés trop longtemps, ni d'un travail aux horaires décalés. A l'instar de centaines d'autres personnes en France, mon sommeil est rompu en raison d'individus profondément malveillants m'envoyant des tirs d'ondes électromagnétiques dans le crâne et dans tout le corps à un rythme soutenu. Malgré toute la subtilité qu'ils déploient parfois, selon quel pion est aux commandes, aucun répit ne m'est accordé.

   Parfois, j'ai cette impression qu'ils procèdent par thèmes, et suivant une éventuelle lassitude d'un élément de la meute, quant à la réitération d'un tir qui ne varirait pas assez à ses yeux de bourreau blasé. En ce moment, ce sont donc les éructations, ponctuant chaque début de mes repas, qui ravissent les brutes. Généralement, c'est après avoir mangé que ce genre de chose arrive. Pour moi, c'est dès le début, ou quand je me baisse, ce qui a pour effet d'avoir la désagréable impression qu'une régurgitation va survenir à un moment pas vraiment prévu, et contre lequel je ne peux rien.

   Une question se pose alors du haut de toute la cruauté qu'elle implique. Mon corps m'appartient-il encore ? Rien n'est moins sûr, pour le plus grand satisfecit des tortionnaires au regard aussi torve que rempli d'aise. Les démangeaisons, et autres engourdissements, des mains notamment, quand j'ose me servir d'appareils numériques, lesquels ne sont pas du goût des autocrates règnant tels des Nérons sur leur territoire, si petit soit-il, sont pléthores. Leur récompense donc, avoir au moins eu mainmise sur quelqu'un durant leur puante vie, influer sur toutes les parties du corps de cette personne, sans en laisser aucune de viable, décente, maître d'elle-même.

   Dégrader la proie, l'humilier en lui provoquant d'irrépressibles renvois, c'est se distinguer dans l'esprit tordu des refoulés.Tu parles d'une victoire ! Après, Môdame et Mönseignore iront faire leurs courses, comme si de rien n'était, laissant un pion en vacation, jusqu'au suivant qui viendra rempiler pour la torture du soir... et ainsi de suite, sans motif autre que le pouvoir de disposer de quelqu'un.

Posté par Elea LP à 17:07 - Commentaires [7] - Permalien [#]
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04 mars 2019

Journée des droits des femmes

Ce sera le 8 mars 2019

Droit2019