Harcèlement

18 avril 2018

Torture (au laser ?)

  Hier soir, en me couchant, j'imagine que j'ai dérangé Monseignôre et comparses. Les seigneurs et maîtres du bunker au-dessus de ma tête m'avaient laissée dormir la nuit précédente pour des raisons X, comme d'habitude, et ils ne l'entendaient manifestement pas de la même oreille la nuit d'après. Après quelques tirs d'ondes électromagnétiques, dont le fameux tic précurseur, histoire de bien viser, là aussi j'imagine, je ripostai en mettant mon magnéto en route (témoignage audio de ce que mes bourreaux me font subir) côté droit de ma chambre. Je ne le met jamais au même endroit, histoire de répartir au mieux les ripostes vers le palace du-dessus, et couvrir au maximum les trois chambres existantes au-dessus de ma tête, même si il en existe peut-être une quatrième, inaccessible à mes pauvres moyens de défense.

  Enfin, mon magnéto n'a pas plu au Monseignôre, qui a décidé cette fois d'utiliser, ce que je suppose être un laser, et manifester ainsi son désaccord quant à mon audace d'oser répliquer à la maltraitance. Tirs douloureux dans la gorge, dans les tempes, dans les oreilles et dans les extrémités des pieds et des mains, ponctuèrent donc l'essentiel de ma nuit, et la haine incommensurable de Saint-Crétin trônant dans une des chambres au-dessus de la mienne sembla s'être assouvie au petit matin lorsque je me levai péniblement pour aller travailler.

  Une fois dehors, je n'ai pu que constater l'aberration de ma situation alors qu'un soleil radieux perçait derrière les arbres et qu'une population souriante déambuléait dans les rues enfin chaudes de la ville. Là encore, sans vouloir faire de comparaison déplacée, l'ineptie de la situation d'une personne victime de torture électromagnétique, contrairement aux populations d'un pays en guerre dont l'ensemble des civils sont en danger, réside dans le fait que son cas est isolé, et d'autant plus perturbant quand à deux pas de sa torture existe des visages badins, des airs insouciants, et des démarches légères. Vous avez envie alors d'arrêter chaque individu croisé pour lui hurler ce que vous subissez, qu'au moins quelqu'un sache ce qui vous arrive.

  A un cheveu d'intérieurs coquets et remplis de joie, la torture bat son plein, et personne n'y voit rien. Une heure avant que vous croisiez ces individus sur lesquels vous aimeriez tant vous greffer, vous subissiez l'innommable, la gorge encore douloureuse des tirs de laser de la nuit. Alors que la normalité vous échappe, vous ne pouvez que tenter de vous y mouler sans jamais adhérer à l'insouciance des visages alentour, se contentant d'apprécier le retour du soleil. Vous êtes définitivement hors jeu, perclus de fatigue, chaque pas effectué étant un déchirement musculaire, tout ça pour la gloire d'une petite famille sans histoire, renommée dans tout le quartier pour sa bienveillance et le joli minois de ses enfants déambulant dans un logement au sein même duquel se trouve tout un arsenal servant à une torture muette et invisible.

  Je me suis souvent imaginée que je vivrais le genre de scène ci-dessous si jamais je devais pénétrer un jour dans le lieu même qui sert à ma maltraitance. C'est symbolique mais caractérise une telle horreur dans sa fugacité que je ne peux trouver mieux comme métaphore concernant ce que m'inspire mes voisins et leur lieu de vie.

Enemy

Enemy de Denis Villeneuve (2013)

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15 avril 2018

Personne ?

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  La nuit dernière, après quelques tirs d'ondes électromagnétiques de circonstance, afin, j'imagine, de ne pas laisser retomber la pression exercée à mon encontre, les harceleurs m'ont laissée dormir. Cela méritait d'être mentionné, étant donné la rareté des fois où ils me laissent embrasser les bras de Morphée, même après le lever du jour.

  Cela dit, et malgré ce jour dominical, à 7 h 45 j'étais réveillée, et à 9 h, debout, routine étant prise des réveils multiples. Aussi, contrairement à tous les autres jours, le frigo ne s'est pas déclenché au moment où j'entrai dans la cuisine. Je ne pus donc que constater l'exceptionnalité des dernières heures. Si j'avais nourri quelque haine, ou quelque tempérament venimeux, le plus judicieux à ce moment aurait voulu que je mette la musique à plein volume, estimant que si les harceleurs avaient besoin spécifiquement ce jour là de tranquillité, c'était le moment de foncer ! Mais je ne suis manifestement pas de cette trempe qui consiste à nuire, où à se venger dès lors qu'un répit s'installe, si bref soit-il, je me contente juste de profiter du moment.

  Celui de ce matin fut cependant de courte durée. Pourquoi ? Parce que le simple fait de me coller devant mon pc a suffit, semble-t'il, à réveiller les harceleurs, peut-être même dès le moment où j'ai ouvert mes volets. Bon d'accord, le volume du pc était resté à un niveau élevé, 3 secondes le temps de le baisser, mais c'était déjà trop tard. Nul besoin, en fait, de me perdre dans des distributions sonores et volontaires pour répliquer à ce qu'on me fait subir, car quoi que je fasse, et si inaudible que ce soit, cela réveille les teignes nichant au-dessus de ma tête, c'est un fait.

  A moins de vivre en apnée, et de me déplacer comme un chat, je ne vois donc pas ce qui pourrait mettre fin à ma persécution. Reste ce mystère plus épais que jamais, à savoir comment il se fait qu'on m'entende autant, et en admettant que les harceleurs (mes voisins du 1er étage) ne demandaient ce matin qu'à dormir, dans ce cas QUI serait à l'origine de l'hypersonorisation de mon logement, de celui précédent, et du précédent du précédent, et cette pénible impression chaque fois de vivre à l'intérieur d'un amlificateur de son ?

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09 avril 2018

"La lâcheté est la ressource des poltrons"

  C'est sans doute ce qui me vaut, en partie, l'acharnement du moment. Quelque part, j'ai mis ledit flagorneur - pour rappel le type fringuant nichant dans l'appartement au dessus de ma tête - face à sa lâcheté, et son orgueil de mâle en pleine puissance en a pris un coup. Ajouté à cela, mes ripostes quasi-systématiques à chaque salve d'hostilité, entamant quelque peu son ego et l'excroissance de ce dernier, ce qui n'arrange rien.

  La première année de tirs d'ondes électromagnétiques, j'ai également essuyé toutes sortes d'agressions sonores en pleine journée et en soirée, au moindre de mes déplacements et avec une synchronicité désarmante. L'unique tâche des pions du moment, consistant à être au taquet et participer au processus d'intimidation mis en place contre moi, bruits motorisés, d'oiseaux, de bonnes grosses berlines aux vitres teintées déboulant sous mes fenêtres, coups de fil anonymes agrémentant les glousseurs de service, etc. chargés de me pousser à déménager, sans doute.

  C'était en 2015-2016, le flagorneur et sa blonde étaient alors au bout du monde, probablement en train de s'enfiler des cocktails à la mangue, pendant que leurs sbires, potes et divers éléments de la famille me torturaient, en suivant scrupuleusement leurs consignes. Puis, les seigneurs du château au-dessus de ma tête sont revenus, et j'étais toujours là. Après avoir fait une multitude de vols planés sur mon lit, suite aux tirs d'ondes pulsées, une privation intentionnelle de sommeil drastique, des attaques permanentes, la peur du départ a laissé place à la colère, et la rigolade de mes tortionnaires à leur haine.

  Aujourd'hui, je distribue donc assez volontiers tous les petits sons d'alors, téléchargés pour ma part sur internet, et qui ont tant fait s'esclaffer mes bourreaux hier. Cela ne plait pas à Monseignôre et sa belle. La nuit dernière fut calamiteuse, mais mon cerveau semble avoir retenu les dernières leçons en matière d'attaque, et commence à apprivoiser les mauvais traitements, en s'y adaptant tant bien que mal.

  Je peux donc dire que je me sens mieux qu'hier, même si ce n'est qu'une apparence, car je sais fort bien, et étant donné le peu de sommeil depuis une semaine, que je me trouve dans la phase rouge au niveau santé. L'écriture est fluide, les pensées limpides, l'esprit clair, et ce n'est pas la première fois que je subis ce genre de paradoxe. Cela signifie que j'ai atteint l'état stationnaire en matière de privation de sommeil, le cerveau se mettant alors en mode automatique, m'épargnant une fatigue apparente et pompant du même coup dans ses ressources.

Enfin, après quatre années de ce traitement, je suis habituée à ce genre d'effets, je les sais dangereux mais après tout, ne suis-je pas en danger en permanence ?

08 avril 2018

Dernier message d'Ezechiel S. sur facebook

"C'est triste de penser que je vais mourir simplement parce que les gens ne savent pas distinguer entre corps astral, corps éthérique, corps physique, entre conscience, insconscient et subconscient, entre conformisme et fascisme ainsi qu'entre bonne blague sur le bouc émissaire et meurtre , entre viol sous controle mental et acte sexuel consenti."

Ce message date du 27 novembre 2017. Ezechiel est victime de harcèlement électromagnétique et harcèlement en réseau.

"Il n y a de guerre que lorsque les deux camps souhaitent la faire. IL n'y a de guerre que lorsque les camps sont à armes égales. IL n'y a de guerre que lorsque chacun connaît l'identité exacte de son ennemi.

Un groupe belliqueux qui attaque un individu pacifique, ce n'est pas une guerre, c'est une injustice. Un groupe belliqueux qui blesse un individu pacifique à distance, ce n'est pas une guerre, c'est une torture."

Ezechiel, 7 novembre 2014.

Affichez vos souvenirs que dit facebook à l'attention d'Ezechiel, lequel ne donne plus signe de vie... même en message privé.

Posté par Elea_proscrite à 16:39 - Commentaires [2] - Permalien [#]
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