Harcèlement

30 novembre 2017

Survivance

  Etant donné l'absence quasi-totale de repos de mon cerveau en raison des agressions multiples qu'il subit, j'imagine que je ne devrais plus être en vie, et pourtant malgré un épuisement général certain, je suis toujours debout. C'est comme si j'étais en mode automatique, le mental tenant tout le reste tant bien que mal. Cela me rappelle, cet excellent film par ailleurs, “La grande menace” avec Richard Burton, lequel ne se décide pas à mourir alors que toutes ses fonctions vitales sont à l'arrêt. Ce film est une fiction, mais la triste réalité de ce que je vis m'invite à penser qu'il nous reste encore bien des choses à découvrir sur cette matière grise complexe nichée sous notre crâne, et sa résistance.

  Aussi, étant donné que certaines lésions ou autres activités cérébrales expliquent en partie, et par une recherche poussée un prisme de pathologies de plus en plus ciblées, peut-être qu'un jour le sadisme se détectera au scanner et pourra bloquer à terme de potentiels bourreaux avant qu'ils n'oeuvrent à détruire. Pour ma part, je ne pense pas être dotée de cette fonction incompréhensible pour moi, que représente le sadisme, je sais juste que mon cerveau est un simple jouet pour des individus peu scrupuleux.

  Mes tortionnaires savent à la seconde près quand mon cortex est en repos. Au départ, je croyais qu'ils savaient quand je fermais les yeux, ce qui représentait pour eux le signal d'une décharge électromagnétique à m'envoyer. Face à l'effroi de cette découverte désarmante, j'ai du malheureusement constater que j'étais encore en deça de la réalité. Je ne reçois pas de décharge quand je me contente de fermer les yeux mais seulement à partir du moment où mon cerveau plonge en veille, ce qui ne me laisse aucun répit. Si je dors parfois, c'est parce que les salopards le veulent bien, voilà tout.

  J'ai également découvert que l'intégralité de mon logement était couvert seulement par la partie nuit du logement au-dessus de ma tête. Mon unique chambre, mon salon, ma salle d'eau, ma cuisine, tout cet ensemble se trouve pour l'essentiel sous des chambres, ce qui veut dire que l'autre partie du palace au-dessus de ma tête autorise, ma foi, mes harceleurs à oeuvrer contre moi d'où bon leur semble. Là aussi, je pense à ces fameux films d'épouvante où les victimes poursuivies par un monstre croient trouver refuge dans un endroit bien caché à l'abri de tout regard, alors qu'elles viennent tout juste de rentrer dans la tanière du loup.

  Je pensais être un peu plus à l'abri dans ce logement étant donné sa configuration atypique, alors que je me trouve pile au milieu d'un piège, l'espace chambres au-dessus de ma tête, il y en a pas moins de trois - d'après ce que m'a dit mon très cher voisin qui ne m'entend pas - servant à une maltraitance permanente et sans limite. Cela prêterait à rire si la situation n'était pas aussi tragique.

Ci-dessous une imagerie d'un cerveau en repos, ce qu'on interdit délibérément au mien. 

 

neural-imaging2

 


La grande menace (1978).

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26 novembre 2017

6 h du mat... les bourreaux jouissent

 faites aux femmes

  C'est l'heure favorite des harceleurs pour me réveiller d'un bon tir d'onde électromagnétique, quand j'ai la chance de pouvoir dormir à cette heure là. Les pions (amis, cousins, cousines, frères et soeurs, oncles et tantes, etc.) se relaient à l'exercice du nuire sans faillir, en oubliant prodigieusement que le temps passe et qu'ils le perdent à chaque minute consacrée à faire le pied de grue pour me maltraiter.

  Plantés commes des clous dans les quatres coins d'un 100 m2, encore trop petit sans doute pour distiller leur pus tel qu'ils le voudraient vraiment, et scrutant ma respiration à l'aide de leur foutu matériel, ils ne savent même plus qui ils sont. Celui qui m'a si aimablement hélée d'un “Coucou, comment vas-tu ?” et dit qu'il ne m'entendait pas, a ajouté son nom sur la boîte aux lettres, ce qui fait un énième nom sur la face saturée de la pauvre boîte, les anciens noms étant restés aussi. Genre, on s'affiche, on n'a rien à craindre, on est les plus forts, etc. Piteux supporters de leur propre haine. Crétins jusqu'à l'excès quand, agacés par mon insoumission, ils martellent tous mes appareils reliés à l'électricité, et tels des gamins capricieux, font leur petit caca nerveux, presque surpris qu'on ose se rebeller.

  Les fêtard, haineux donc, affichent des mines réjouissantes et terriblement ordinaires, comme des millions d'autres, sur un facebook laissé en jachère, en tous les cas pour le public. Je leur aurais bien envoyé une petite invitation, mais il n'existe que des ajouts d'amis sur facebook, pas de place pour les ennemis, et puis une part de doute demeure qu'il m'appartient de ne pas négliger. Et si mon harcèlement ne venait pas des voisins trônant au-dessus de ma tête ? Cet infime doute m'empêche d'entreprendre une riposte qui mériterait d'être radicale et d'aller au bout des choses.

  Aussi, j'ai l'impression que les propriétaires ne sont pas là ce week-end, peut-être partis à Paris pour manifester contre la violence faite aux femmes, du haut de leur formidable négation de ce qu'ils sont, des tortionnaires de femmes seules.

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22 novembre 2017

Les pupilles invisibles d'Harvey Weinstein

  La nuit dernière, un sadique de service, je ne sais lequel, avait décidé de m'envoyer des tirs d'ondes électromagnétiques ailleurs que dans la tête, dans un endroit du corps dit intime, si toutefois l'intimité revêt encore quelque sens dans la vie d'une personne épiée 24H/24 7j/7, dans le moindre de ses mouvements. Bref, notre gaillard ou gaillarde - car ce genre de perversité se trouve aussi chez la femme harceleuse - a peut-être eu une pulsion, c'est ce qu'on dit des violeurs.

  Admettons que ce soit un homme, soit parce que sa petite copine ne le satisfait plus, ou alors il a des envies sexuelles inavouables, genre petits enfants, ou bien encore quelque problème d'érection, peu importe, le capo avait envie de s'essayer aux tirs d'ondes contre sa voisine (moi-même) vers un endroit bien précis de son anatomie. Sans même parler de viol, l'attouchement sexuel aggravé dans ce cas particulier, serait bien difficile à prouver aux autorités.

  Déjà, lorsqu'il y a contact physique, pénétration forcée, et trace d'adn, c'est fort difficile pour la femme de prouver sa maltraitance, sans parler de la mauvaise fois légendaire du violeur : “Elle était consentante !” “J'ai cru qu'elle voulait bien, etc.”. Imaginez donc une cible dire aux policiers qu'on lui a porté atteinte sexuellement, mais à distance, par l'intermédiaire d'un boîtier diffusant des ondes électromagnétiques tout droit vers son c..., et si par chance cette première étape était franchie, il serait aisé à notre gaillard de rétorquer : “J'étais chez moi, je ne l'ai pas touchée, mon outil reposait tranquillement au fond de mon pantalon, etc.” Certes, on ne remettra pas en cause l'état de membre mou de notre “sans-couilles” du moment, lequel sans nul doute, s'insurge en pleine affaire Weinstein, à l'instar des femmes de cette mafia familiale, à coup sûr révoltées contre la violence faite à leurs congénères féminines.

  Les harceleurs sont toujours les plus gueulards, et les plus éprouvés dans ce genre d'histoire défrayant la chronique. Pourquoi ? Parce qu'il a été cliniquement prouvé qu'un harceleur ne se reconnaîtra jamais comme tel, et qu'il est dans la négation de ce qu'il perpétue, à ce point que c'est celui qui sera le plus révulsé lors d'actes surmédiatisés qu'il aura lui-même commis de son côté, et auxquels ils refusera obstinément de s'assimiler.

  La conscience du libidineux de la nuit denrière ne le travaillera donc pas de trop, de même que toutes les autres nuits où j'ai eu droit au même traitement. D'ailleurs, les harceleurs sont à un tel niveau de négation dans ce cas de figure, l'effet de groupe familial aidant, qu'ils peuvent perpétuer leurs actes malsains, sans se soucier de savoir si le doudou d'un de leurs enfants trainent dans la chambre à partir de laquelle ils s'exercent à violenter la voisine du dessous. Rien de raisonnable alors ne parvient à leur esprit d'attardé à ce moment précis, même pas de satisfaction sexuelle puisque leur membre est probablement aussi ratatiné que leur cerveau malade, juste une minute de gloire gagnée grâce à ce pouvoir qu'ils ont sur vous à un moment T. Rien de plus, visiblement cela leur suffit.

Le harcèlement électromagnétique existe.

19 novembre 2017

Quand les harceleurs se prennent pour Edison

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  Les harceleurs sont des êtres prétentieux, se croyant les créateurs tout-puissants du matériel certes redoutable, qu'ils ont entre les mains et servant à ma maltraitance. Ils jouissent effectivement de ce pouvoir consistant à avoir mainmise sur tout le réseau électrique de mon logement, et user de ce dernier sans limite. Je dois cependant leur préciser - la fatuité du crétin, comme on le sait, empêchant ce dernier de tout discernement - qu'ils ne sont pas pour autant les inventeurs de l'électricité. Il me semble nécessaire de mentionner cette information pourtant évidente, étant donné le comportement grotesque et abusif que je peux parfois ressentir des individus trônant au-dessus de ma tête.

  Bref, j'ai peur pour eux qu'ils n'attrappent la grosse tête, et j'ai le regret de leur dire que leur nom ne figurera jamais dans l'anthologie des inventions de l'histoire mondiale, de même qu'il n'apparaitra jamais dans le dictionnaire, que ce soit le Larousse ou le Petit Robert, que leur fait d'arme ne sera jamais reconnu autrement que par une éventuelle procédure judiciaire qui les ferait tout aussi éventuellement passer par la case prison, sans pour autant que les dégénérés en question soient l'objet d'une chronique criminelle narrée par Pierre Bellemare à une heure bouche-trou sur une chaîne de TV secondaire. Enfin, les harceleurs ne sont rien, ou tout juste des citoyens ordinaires, formidablement inconscients de perdre leur temps à guetter au trou le moindre mouvement d'une cible, pour y répliquer grâce à un matériel dont ils auront été forcés de lire au préalable le menu pour savoir comment l'utiliser, à l'instar de tout individu lambda simple usager, et non pas inventeur.

  Cela ne sert pas à grand chose de tenter de raisonner le nombre incalculable d'individus se prenant pour Dieu, sous le seul prétexte qu'ils ont entre les mains un pouvoir, si petit soit ce dernier, de même qu'il est inutile de tenter de faire entrer un brin d'intelligence dans la tête des imbéciles presque parfaits dans leur tare, et qui me martyrisent sans même plus savoir pourquoi.

  Idem pour ce qui est de leur faire entendre qu'ils sont devenus les esclaves de ce qu'ils me font subir, en raison de cette contrainte, laquelle, malgré leur nombre, est une véritable chronophage de leur temps libre. Enfin, inutile de leur expliquer que la satisfaction immédiate éprouvée lors d'une agression envers moi-même, sera bien en-deça de leur frustration ressentie dans la durée, à ne pas avoir raison de moi et de ma désobéissance.

  Je sais fort bien que ces explications ne servent à rien, dans le sens où l'idiot ne deviendra jamais rusé, mais on garde toujours l'espoir cependant, que dans le royaume des crétins au sein duquel les harceleurs ont une place de choix, ceux-ci finissent par avoir un sou de lucidité quant à leur position de valets d'un système qui ne fait que les utiliser, avec des outils sans lesquels ils seraient nus comme des vers. Peut-être même, sans ces outils de haute-technologie, intégreraient-ils de nouveau et on l'espère pour eux, cette réalité de ce qu'ils n'ont jamais cessé d'être, de simples mortels.

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16 novembre 2017

Matraquage

  Depuis quelques jours mon harcèlement a repris de manière féroce, et ma désobéissance me coûte chère. Les tirs d'ondes électromagnétiques de tout acabit fusent en direction de ma tête et de tout mon corps, des ondes courtes, des modérées, des longues, provoquant tantôt nausée, sensation de piqûres d'aiguilles, échauffement dans la tête, déflagrations intracrâniennes, sursauts dûs à la puissance des tirs, etc.

  Outre mon refus d'obéir à leurs injonctions m'ordonnant de ne pas broncher CHEZ MOI, cette recrudescence de la torture est peut-être dûe également à ma récente altercation avec un individu, celui que j'appelle le flagorneur, et avec lequel je décidai d'avoir une petite discussion claire, après qu'il m'ait hélée d'un enthousiaste “Coucou, ça fait longtemps que je t'avais pas vue !”. Je sais d'après les divers témoignages d'individus ciblés qu'un face à face avec un harceleur potentiel – sachant que j'accorde encore une petite part de doute concernant le flagorneur – ne mène qu'à une négation totale de ces derniers, et de ce qu'ils vous font, à croire qu'ils sont tous passés par l'Actor's Studio, quand ils vous répondent : “...mais je ne comprends pas, je ne te harcèle pas, je ne t'entends pas du tout je t'assure !”.

  Je précise également que celui qui se paie probablement ma tête, sous tous les sens du terme, part tôt le matin, l'air frais comme un gardon, et qu'il paraît donc difficile que ce soit lui qui me canarde d'ondes électromagnétiques toute la nuit. En revanche, il a incontestablement connaissance de mon harcèlement, mais la superficie du logement au-dessus de ma tête dépassant toutes celles que j'avais préconisées, il paraît fort possible que tout un régiment puisse établir ponctuellement ou non ses pénates au-dessus de ma tête sans risque d'encombrements pour les uns pendant que les autres s'acharnent sur moi.

  Je viens d'appeler à nouveau le 17 pour cette fois, ne mentionner que la malveillance des harceleurs contre tout le système électrique de mon logement, plus audible pour la police. Je précise que chaque conversation téléphonique avec un fonctionnaire de police est enregistrée. Je donne donc toujours mon nom en début de conversation car ils ne le demandent pas forcément, de manière à ce qu'il sachent (pour plus tard) le nombre de fois où je les ai appelé (à l'aide). La dame au téléphone était plutôt cordiale, voire compréhensive, et n'a pas parue surprise d'apprendre que tout mon matériel électrique était sous contrôle de tiers. J'éviterai donc de parler trop des ondes à ma prochaine visite au commissariat, même si il convient de garder le même discours, mais aussi pencher de manière la plus habile possible sur cette forme de malveillance plus terre-à-terre sans vouloir faire de jeu de mot. Ecrit une 17e lettre au procureur dimanche dernier. Le temps est compté, je ferai le maximum pour envoyer mon blog à la publication le plus tôt possible. Bon courage à toutes les cibles.

 

Moyennenovembre2017

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09 novembre 2017

Journée nationale contre le harcèlement scolaire

Il est nécessaire de prendre le mal à la racine, afin que les enfants d'aujourd'hui ne deviennent pas plus tard des bourreaux en entreprise, dans le nid conjugal, dans la rue, dans le voisinage, partout...

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07 novembre 2017

Séquelles

existe

  Malgré une baisse (pour le moment) de l'intensité de mon harcèlement, la fatigue est prégnante, et les pertes de mémoires récurrentes. Je continue également de transformer les mots, comme par exemple intensité que je viens d'écrire ci-dessus, persuadée que sa véritable orthographe était intensivité, alors que je n'avais jamais fait de telles erreurs avant d'être harcelée par tirs d'ondes électromagnétiques directement dirigés vers ma boite crânienne.

  L'épuisement est général même si je dors mieux, et mes nuits continuent d'être ponctuées de tirs d'ondes, quasi-imperceptibles, mais suffisant pour me réveiller cinq ou six fois avant le petit matin.

  Dans la journée, les harceleurs poursuivent leurs simagrées, en s'amusant avec mes appareils électriques, avec une préférence pour le réfrigéateur, ce dernier étant le plus près de mon PC. Du haut de leur médiocrité, ils continuent aussi de répondre à certains de mes mouvements ou quand j'ai le malheur de parler à haute voix. Le remaniement de ce blog en récit prendra sans doute plus de temps que prévu en raison de la fatigue, et des multiples pertes tant physiques que cognitives occasionnées par le harcèlement, mais je compte bien terminer le travail. Bon courage à toutes les personnes ciblées.

26 octobre 2017

Déflagrations électriques dans le cerveau

Ci-dessous, une vidéo de Lez montrant les effets des tirs d'ondes sur le cerveau.

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25 octobre 2017

Le flagorneur

  C'est peut-être le pire et le plus pervers dans les différents comportements qu'on peut débusquer chez les harceleurs, citoyens ordinaires, je le rappelle, et s'affirmant dans l'art de nuire. Le harceleur flagorneur donc, caresse tout son monde dans le sens du poil. Il ne passe pas inaperçu dans le sens où son apparente sympathie interpelle forcément le commun des mortels, insouciant, voire naïf des véritables intentions de celui qui flatte avec une obligeance déconcertante.

  Un des individus qui participe à mon harcèlement, et dont j'ai déjà eu l'occasion de parler est un type In, un type cool, bref un type branché, et dont la nonchalance bienveillante vous donne cette impression immédiate de sympathie. Le harceleur In s'arrange généralement pour se trouver dans mon champ de vision à des moments T, pour me saluer (me narguer ?), et tâter le terrain, à l'occasion, de mes éventuelles réactions, apprécier peut-être mes cernes et mes yeux creux du haut de sa crétinerie bourgeoise, le moteur de sa voiture chérie tournant comme à son habitude plus longtemps que de raison.

  Le harceleur tout-en-toc a une famille et une belle-famille, qu'il se doit de protéger contre la pouilleuse du rez-de-chaussée, moi-même, une chérie aussi qu'il apprécie fortement de préserver, tel un monsieur propre en mal d'adrénaline et/ou de testostérone. Je l'imagine avoir dit à sa petite amie, nourrissant une haine sans fond à mon encontre : “Laisse chérie, je m'en occupe, tu verras, dans trois mois elle sera partie, grâce à mes nombreux talents !”. Sauf que la pouilleuse vient d'entamer sa quatrième année en ces lieux délétères, et que la toute-puissance de Mister In, cool, branché se trouve un tantinet décatie.

  Blessé dans son orgueil de mâle, le harceleur In est plutôt Off, mais continue sa prospection dans le quartier, afin que tout ce dernier lui soit entièrement dévoué, et que sa réputation de type fort sympathique et obligeant ne se démentisse pas. Il sert aussi à leurrer la victime quant au harcèlement alentour, se trouvant comme par hasard sur son chemin au petit matin après une nuit dantesque en matière de mitraillage de crâne, là aussi, histoire de tâter le terrain, et mettre sa victime dans le doute. “Alors, d'après toi, c'était moi aux commandes la nuit dernière, ou pas ? Réfléchis bien petit pou !” Le petit pou s'en fout, il reste !

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14 octobre 2017

En mode survie

  Chaque soir, en rentrant chez moi et après avoir refermé la porte de mon logement, je suis en mode survie. L'ambiance malsaine emplit tout l'air respirable, et une sorte d'apnée à durée indéterminée commence alors.

  Je ne peux m'empêcher d'imaginer une araignée tapie dans un coin du mur, celui au-dessus de ma tête, là où se tiennent les harceleurs, aux aguêts de leur proie et leur piège parfaitement tendu, au fil près. Si j'ai cette chance que le harcèlement ne me poursuive pas hors de mon appartement, je ne peux que mesurer, et prendre pleinement conscience de l'invraisemblance de ma situation vue de l'extérieur, tout en restant pétrifiée à chaque contact avec la légèreté alentour, la normalité et son indéfectible frivolité s'affichant comme une insulte à ma maltraitance.

  Peu de présence sur ce blog en ce moment, en raison du temps que je passe à son remaniement. Sa relecture est comme un uppercut qui ne finirait jamais de m'assommer, à tel point que parfois je douterais presque de l'effroyable réalité, celle qui consiste à dire que des citoyens ordinaires, en plein coeur d'une petite ville tranquille s'adonnent au pire sur ce pou que je représente pour eux. De cette réalité là, il va falloir en ressortir toute l'essence de la vérité, de ce qui est inaltérable et sur lequel le temps n'aura aucune prise.

  Si je reçois des tirs d'ondes électromagnétiques plus modérés depuis un certain temps de la part des salopards nichés au-dessus de chez moi, le fait est qu'ils m'ont massacrée, littéralement massacrée. La tonsure que j'ai derrière la tête me le prouve encore aujourd'hui, alors que des femmes, coquettes et régulièrement permanentées se permettent du haut de leur respectable face de ruiner ma santé, sans sourciller, accompagnées de fringuants jeunes hommes dont la cylindrée pallie tant bien que mal à ce qui leur fait cruellement défaut au-dessous de la ceinture. Comme si la lâcheté devait s'encombrer de ce genre de chose.

  Le troupeau qui se relaie au-dessus de ma tête pour me martyriser revêt tout ce que l'humanité peut créer de pire. Il n'y a rien à dire d'autre sinon que toute la lie du monde semble s'être rassemblée en ces lieux.

Le harcèlement électromagnétique existe