Harcèlement

23 septembre 2017

Appelé le 17

Policiers

  Généralement quand on appelle le 17 en pleine nuit, c'est que ça ne va pas fort. Ce fut mon cas dans la nuit du 21 au 22 septembre dernier. Je travaillais toute la journée le lendemain, le(la) sadique de service le savait sans doute et avait décidé de camper dans la chambre au-dessus de la mienne toute la nuit, pour me canarder de tirs d'ondes électromagnétiques, histoire peut-être de remplacer sa console de jeu par ma tête, et faire monter un brin son adrénaline de crétin.

  Après des tirs digne d'une artillerie de siège, je décidai de me lever pour mettre mon magnéto à plein volume, sauf que je n'avais pas prévu les effets des tirs d'ondes envoyés dans certaines régions du cerveau, lequel apparemment n'a pas apprécié, et j'avais encore moins mesuré le pétage de plomb qui suivit. C'est comme ça, ça arrive.

  Dans un sursaut de colère, j'ai ouvert ma fenêtre et hurlé au sadique de descendre, puis me suis assise sur mon lit après une forte douleur à la poitrine. Sans réfléchir j'ai composé le 17, et attendu quelques secondes, le souffle coupé, avant de pouvoir m'exprimer. Après je ne me rappelle pas vraiment la conversation, ou plutôt le dialogue de sourd entamé avec le policier de service. Je n'ai pas regretté mon geste incontrôlable, je l'assume, de toute façon je n'ai pas le choix.

  Après avoir demandé à mon interlocuteur si la communication était enregistrée et reçu une réponse positive, je me souviens avoir dit “tant mieux ça servira pour plus tard” puis me suis recouchée et dormi du sommeil du juste, le pétochard du-dessus ayant arrêté les tirs jusqu'au petit matin, sa trouillardise de harceleur le privant de dessert. J'aurais au moins gagné ça !

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20 septembre 2017

“Mais qu'est-ce que je leur ai fait ?”

  C'est la question que je me suis posée au coeur d'une nuit de torture sous les ondes. Combien en ai-je reçu ? J'ai arrêté de compter après 50, et serré les dents, le cerveau en ébullition. Un peu de plus et j'aurais prié Dieu, auquel je ne crois pas, de m'accorder sa grâce, mais encore faut-il que j'ai commis un sacré péché pour subir un tel châtiment.

  Je comprends mieux maintenant les personnes qui se réfugient dans la religion quand elles ont tout perdu, ou qu'elles se trouvent au pied du mur et dans une situation inextricable. Avant mon harcèlement, ces choses m'échappaient, mais alors que je me retournais dans mon lit attendant la fin de cette nuit odieuse, chaque tir d'ondes électromagnétiques me faisant changer de position avec une apnée à l'appuie et le coeur qui commençait sérieusement à fatiguer, il me semble avoir compris les croyants. Ce n'est pas pour autant que j'ai trouvé la foi, mais juste maudis l'homme d'être ce qu'il est.

  Qu'ai-je fait aux harceleurs pour mériter un tel traitement ? Nulle réponse ne se profile à l'horizon. J'étais juste contente ce matin d'être toujours vivante, et d'avoir une énième fois échappé à l'anévrisme ou la crise cardiaque. J'ai même pu rire en rentrant du travail au moment de témoigner sur mon dictaphone. J'avais envie de fêter la fin de ce combat tellement inégal. Pourquoi est-ce si difficile de rester en vie ? Au moment où j'écris, la musique est à plein volume, j'expectore mon impuissance par l'intermédiaire de Rammstein. Je n'étais pas vraiment prédiposée à aimer la musique metal, mais paradoxalement cela me repose, alors que les marques des talons de la bêcheuse tortionnaire au-dessus de ma tête se noient sous les percussions. Elle n'aime pas, alors je me permets d'adorer. J'insiste, je veux mourir en souriant, mais auparavant j'aimerais prouver que le harcèlement électromagnétique existe.

  Si je n'ai pas le temps de le faire, je jure devant Dieu qui n'existe pas de revenir hanter les bourreaux :)

17 septembre 2017

A l'ombre de la haine

  Week-end relativement calme concernant les nuits. Tout juste quelques tirs d'ondes afin de me faire savoir que ce sont eux, les harceleurs, QUI commandent QUI dominent QUI maltraitent et QUI décident de quand et comment. Peut-être même que ce sont eux qui ont créé l'homme à leur image, allez savoir !

  La journée, ils continuent leurs petites hostilités toutes crétines consistant en une multitude de bruits qu'ils affectionnent de produire à chaque mouvement de ma part, tir de chasse d'eau quand je vais aux toilettes, frigo et chauffe-eau qui font leur cycle lorsque je m'installe devant mon ordi, bruit de verre qu'on mettrait dans un container lorsque je fais la vaisselle, cri de goéland lorsque je tape sur mon clavier, bruit de moteur d'avion quand je téléphone, etc. Je l'ai dit, c'est très crétin, mais cependant perpétré de façon suffisamment subtile pour qu'on croit illico à une paranoïa foudroyante de ma part si j'osais mentionner de telles choses. En cet endroit je me le permets. C'est comme un tout-à-l'égout qui remplit parfaitement sa fonction. Pour le moment je me contente d'écouter les nouveaux bruits venant se greffer aux anciens, et évite de réagir au manque d'imagination de ces piteux disc-jokeys.

  J'entends aussi les coup de talons de ma très chère voisine, harceleuse vétérante de la première heure, et j'ai parfois l'impression que la haine a trouvé refuge dans ses pieds, faute de place ailleurs. Entre sa crétinerie et sa haine je ne sais ce qui pèse le plus dans ce châssis transitoire. Elle finira bossue sous ses poids encombrants, c'est sûr !

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14 septembre 2017

La privation de sommeil est une torture (suite)

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  C'est leur truc, une gourmandise de sadique, facile et pas cher à perpétrer sur quelqu'un qui n'a rien demandé à part le fait de vivre décemment chez soi. Les harceleurs se goinfrent de ma maltraitance comme les enfants de friandises, en me privant de sommeil plusieurs nuits d'affilées pour ensuite apprécier du haut de leur insuffisance mentale, les effets dévastateurs sur ma santé.

  Une fois que je craque, et leur crache ma colère à travers les murs, ils rétrogradent, satisfaits, repus de leur malfaisance. Je le répète et ne cesserai de le seriner à qui veut bien l'entendre, y compris à celles et ceux qui choisissent de le nier pour plus de commodité, le harcèlement électromagnétique existe. Il consiste pour des individus profondément malveillants, et qui disposent d'un matériel high-tech de type laser, et/ou application sur smartphone, et/ou ampli relié à un générateur, et/ou four micro-ondes trafiqué, à envoyer des ondes électromagnétiques à travers les murs, via un détecteur de mouvement, en direction le plus souvent de la boite crânienne de la personne qu'ils auront choisi pour cible.

  Pourquoi ? Parce que tuer quelqu'un pour de vrai, c'est beaucoup mieux que tuer virtuellement en jouant à la console de jeu. C'est une des raisons et il est fort probable que les autres soient du même acabit. Je précise également que les crétins qui s'adonnent à ce petit jeu aussi dramatique que réel sont parfois bien loin de l'image que l'on peut avoir du délinquant notoire, car parfaitement insérés dans la société, tant professionnellement que socialement, transpirant la respectabilité par tous les pores de leur peau, et cependant rompus à une violence inimaginable.

  Je suis la preuve incontestable qu'on peut tuer son voisin pour rien !

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09 septembre 2017

La terre peut bien se briser...

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   Une guerre, un ouragan, un tremblement de terre, peu importe ce qui se passe dans le monde pour les harceleurs et leur statut ultra-gâté d'individus épargnés. Tout leur est dû, leur confort, leur train de vie privilégié, leur bien-être, et leur crétinerie cela va s'en dire.

   Il peut bien se passer toutes sortes d'horreurs terrestres que cela ne les concerne aucunement, tout juste un tressautement de sourcil chagrin, avant de retourner à leur sale besogne, seul comportement qui vaille la peine aux yeux de ces pourceaux. Alors que des milliers d'individus craignent pour leur vie dans certaines contrées du monde où la nature est farouchement en colère, mes très chers voisins harceleurs pourraient s'estimer heureux d'être à l'abri, et voir la vie d'un oeil nouveau, plus enclin à la bienveillance, ce serait là sans compter sur leur perversité légendaire, leur priorité consistant à envoyer des tirs d'ondes électromagnétiques dans le crâne de leur voisine, persona non grata, et au demeurant prioritaire sur tout le reste.

   La terre peut bien trembler ailleurs, peu importe, les harceleurs, tels des enfants capricieux, n'ayant sans doute jamais connu dans leur vie la peur imminente de la perdre (c'est bien dommage) s'exercent donc à rompre leur monotonie bourgeoise en maltraitant l'autre, celle qui se trouve dans leur proximité immédiate, accessible pour leur plus grand bien.

   Impossible pour leur cerveau atrocement mutilé par la haine, de respirer la chance qu'ils ont de ne pas connaître - en cette période terrible pour des dizaines de milliers de personnes ayant tout perdu en un coup de vent - le pire. Impossible de se dire “on a de la chance, après tout pourquoi faire du mal de manière gratuite, alors qu'on pourrait profiter de la vie sans nuire !”.

   Le problème c'est que le pervers ne se pose jamais ce genre de question, sous risque de se perdre dans des considérations raisonnées, et attrapper ainsi un brin d'intelligence, ce qui équivaut sans aucun doute pour lui à une sorte de déchéance. Il est accroché à sa médiocrité comme une sangsüe. Qu'y faire ! Pauvres voisins !

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07 septembre 2017

Fragile

 

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  Si les deux dernières semaines ont été les plus calmes depuis que je survis en cet endroit, le harcèlement n'a jamais vraiment failli à sa bonne exécution. Depuis deux nuits les réveils ont repris, bardés de ces petits tirs d'ondes hypocrites, juste assez puissants pour briser mon sommeil et l'espoir fou que cela s'arrête.

  J'entends toujours les mêmes pas au-dessus de ma tête, comme autant d'injonctions m'ordonnant de ne pas bouger, pas broncher, ni même respirer si possible. Cependant, je constate une certaine retenue de la part des harceleurs dont je ne connais pas la raison.

  J'ai remis mon magnéto en route, mes boules quies la nuit pour les clics audibles se mêlant aux ondes, et mon casque de chantier la journée. Je retrouve mon artillerie délaissée pendant quinze petits jours de sursis. Pourquoi d'ailleurs ce sursis, sinon pour asseoir encore une fois ce pouvoir d'avoir le loisir de maltraiter ou non ?

  Je me moque un peu de la réponse et me tiens prête pour les prochains assauts. Je ne hais pas mes harceleurs, mes nourris une colère sourde envers ce monument inaccessible que l'on nomme justice, cette administration putassière et l'omerta consacrée de celles et ceux qui disent la servir.

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04 septembre 2017

Vigilance

  Après un virus carabiné et extrêmement violent dont je me remets tout juste, les harceleurs ont mis la pédale douce quant à ma maltraitance. Je rappelle que pour les victimes de privation intentionnelle de sommeil par ondes électromagnétiques, le déficit immunitaire est tel, que la sensibilité à tout germe, toute bactérie, exacerbée.

  Notre sensibilité à des virus comme celui de la grippe ou d'une simple gastro-entérite équivaut à celle de personnes âgées, et nous met donc en situation de danger immédiat face à ce qui représente une banalité pour le plus grand nombre. Pour parler clair, j'ai bien cru que je n'allais pas survivre à ce dernier avatar viral, notamment en raison d'un coeur trop sollicité durant les vomissements dûs au virus.

  J'ai interpelé les harceleurs pendant cet épisode pénible, pensant au départ que les ondes étaient la cause de mes montées de fièvre et de nausées. Si ce n'était pas le cas au moment précis où je tombai malade, il s'avère que plus de trois ans de mauvais traitements ont sérieusement affaibli mon organisme. Aussi, depuis plus d'une semaine maintenant, les agressions se sont sérieusement calmées, les ondes également.

 Je n'espère pas que le harcèlement cesse, le matériel est toujours là, et certains signes ne me trompent aucunement quant à la motivation intacte des harceleurs à mon encontre. Le fait est qu'ils ont toujours la haine chevillée au corps, et qu'en aucun cas, la quasi-absence d'assaut envers leur jouet (moi-même), n'a strictement rien à voir avec de l'empathie.

  Je pense tout simplement que les individus qui me brutalisent ont eu peur que je crève, pour parler crument, et qu'on ne découvre certains éléments les incriminant. En attendant, je profite de ce moment de répit pour tenter de récupérer une partie de ce qu'on m'a odieusement volé, ma santé.

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17 août 2017

Le doux parfum de la normalité

  Chaque absence prolongée de mon logement me renvoie à tous les possibles. J'ai l'impression alors d'avoir fait un cauchemar bien trop long et de me réveiller enfin, l'esprit ensoleillé. L'environnement est alors éblouissant, l'herbe plus verte, l'odeur des fleurs plus capiteuse, et le paysage s'offrant à mes yeux fait perler ces derniers, reconnaissants de s'être à nouveau ouverts sur quelque chose de beau.

  J'ai envie de remercier toutes celles et ceux qui me sourient, insouciants de ce à quoi je crois avoir échappé, et je me contente de déguster ces mets délicieux de la vie, lesquels ne représentent chez tous les individus que je croise que la normalité. Loin de mon harcèlement, c'est comme si ma vie se recentrait enfin, et que j'étais de nouveau moi-même. Comme si je venais de me relever d'un accident grave pendant lequel j'avais frolé la mort, et sortait d'une espèce de coma durant lequel j'avais lutté de toutes mes forces pour me retrouver.

  J'aspire l'air à pleine goulée, les poumons enfin dégagés d'un confinement mortifère. J'ai envie de croire alors que j'ai gagné le combat contre un cancer foudroyant et plus les jours passent, plus je crois que j'ai rêvé la catastrophe qui a choisi de tomber sur ma tête. Pourquoi la mienne plutôt qu'une autre ? Je ne me pose plus ce genre de question et me contente de boire l'existence comme un jus de fruit succulent, jusqu'à mon retour fracassant dans ce lieu où je survis, parce qu'il faut bien retravailler, et que je n'ai nul autre endroit où aller sans prendre de risque.

  Rien qu'à la vue de ma porte d'entrée ourdée de cette crasse laissée par les nombreuses voitures la frôlant, la nausée me submerge. Les goélands crient. Je sais qu'Ils sont là. Infrasons, ultrasons, ondes multiples jalonnent alors ma première nuit passée dans cet endroit délétère depuis un moment.

  Disons que j'ai rêvé pendant trois semaines...

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27 juillet 2017

Faire le point entre les murs

  Quelquefois, je les interpelle en pleine nuit et leur envoie une pléthore d'insultes à travers les murs. Cette longue échappée de vocalises me fait du bien, je l'assume, même si je sais que cela peut éventuellement me desservir. Mes dérapages verbaux me sont necessaires, et il me semble également indispensable, du moins dans mon cas, de retranscrire le plus fidèlement possible les sensations et autres ressentis aiguillonnant mon quotidien. C'est une question de survie, et l'occasion d'observer comment mon corps et mon cerveau y réagissent, en étudiant au passage toute possibilité future d'y faire face de la manière qui me semblera la plus efficace et selon mes moyens.

  La nuit du mardi 25 au mercredi 26 juillet fut calamiteuse, et cette fois je crois bien avoir eu à faire à des ondes que j'appelle ambiantes mais non pulsées, emplissant la pièce de basse fréquence, et provoquant un état grippal instantané, fièvre et nausée s'invitant au coeur d'un sommeil agité et parsemé de cauchemars. Ces derniers particulièrement terrifiants, caractérisent, j'imagine, ma propre maltraitance, mon subconscient créant malgré moi ces images monstrueuses de mes bourreaux que la réalité me refuse, réalité voulant que leur faciès soit des plus communs.

  Ne pas craindre de dire qu'on a peur à certains moments est déjà une victoire sur l'abomination. Refuser obstinément d'avoir le dessus, c'est déjà combattre, et rire à gorge déployée au point culminant de la maltraitance, un bonheur incontestable. Je refuse décidément de suivre la route toute tracée du guerrier dont les réactions sont aussi espérées qu'attendues. Je n'ai pas peur d'avoir peur. Ce qui me poserait problème serait de ne pas l'admettre. Je n'ai pas peur de dire que j'ai peur de moi-même. De ma colère je fais des noeuds, et j'y trouve mon compte.

  Peur des harceleurs ? Plus maintenant, depuis que j'ai vu au travers de leurs traits une banalité des plus humaines. Peur qu'ils me lisent, et éventuellement se satisfassent de leur oeuvre sur mon état de santé défaillant ? Nullement, au contraire, j'aimerais que mes mots se gravent sous leur crâne pour l'éternité. Le plus important pour moi est que l'information circule, quels que soient son caractère et ses contours et quel qu'en soit également le support.

  Peur des “fake” ? Non, je refuse de les voir partout, ce qui me permet un amplitude dans l'information des plus confortable. Aussi, je préfère mille fois me tromper sur une fausse cible plutôt qu'accuser quelqu'un d'être un fake de manière péremptoire, auquel cas, il me faudrait admettre que je suis potentiellement capable d'adopter un comportement similaire à celui des harceleurs.

  Chaque jour est donc un jour de travail à faire sur soi-même, afin de ne pas seulement se contenter d'être outré des tortures subies, mais éviter à tous les prix possibles d'emprunter le chemin de la vindicte et de la condamnation immédiates, premiers pas vers une compatibilité assassine.

  Enfin, avant de prendre congé de cet endroit pour un petit moment, je voulais faire le point sur ma situation, pour ensuite reprendre mon petit bonhomme de chemin tel que je l'ai commencé, avec l'espoir ténu mais néanmoins féroce de la fin de ma maltraitance.

  Je ne saurais conseiller autre chose à toutes les cibles que de continuer du mieux qu'elles le peuvent à résister à leur maltraitance, et de la manière qui leur semble la plus tenable, avec les moyens dont elles disposent, en n'omettant pas que chaque clin d'oeil au monde, dans la situation où nous sommes, est déjà en soi un acte révolutionnaire. Bon courage à toutes et tous !

Max frisch

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20 juillet 2017

Trois ans...

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The Truman Show

  Voilà trois ans jour pour jour que je me trouve en ces lieux maudits. Je me rappelle de mon emménagement comme si c'était hier. Quelques semaines avant l'état des lieux, j'avais sauté sur l'annonce mentionnant la location d'un logement “totalement indépendant et sans aucune mitoyenneté” lequel allait peut-être me sauver de tout voisinage hostile.

  Lors de ma première visite, et malgré l'ingratitude des lieux - environnement surbétonné, manque de verdure, absence de lumière dû au rez-de-chaussée – je croyais bien avoir trouvé la perle rare à un prix correct, et j'étais prête à faire abstraction de tous les éléments peu engageants si toutefois je connaissais enfin quelque sérénité en cet endroit.

  Au moment de l'état des lieux, je fus folle de joie de constater l'absence de logement au-dessus de la chambre, et sur les côtés. Cependant, je ne manquai pas de demander au propriétaire où menait la trappe au-dessus du séjour, “à un grenier !” avait-il répondu en ajoutant "Je vous l'ai dit, ici vous allez être tranquille". Je m'étais tout de même enquérit de sa hauteur au grenier. “1m20 de hauteur !”. “Et puis après ?” avais-je poursuivi, inquiète. “Ben après, c'est une dalle en béton avant le plancher des voisins d'au-dessus.” Je me suis rassurée en me disant qu'il y avait de la marge d'ici à ce qu'on m'entende.

  Cependant, la première nuit je n'ai pas dormi, trop excitée par l'espoir. Le lendemain, alors que je jetai un coup d'oeil dans la cour, un gamin d'un logement d'en face, se dépêcha de refermer une porte-fenêtre de manière brutale, après m'avoir regardée d'une drôle de façon.

  La nuit suivante, les clics audibles commencèrent, et j'ai su alors ce qui m'attendait.

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