Harcèlement

18 février 2018

20 % de sommeil par nuit

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Bruand à gorge blanche

  Le Bruand à gorge blanche est un passereau qui représente un grand intérêt, notamment pour les chercheurs américains, car il a cette particularité de pouvoir voler plusieurs jours d'affilée sans dormir. Intéressant pour l'armée lors de missions de longue haleine, souvent interrompues, voire échouées en raison de la fatigue de ses soldats. Idem pour le système capitaliste qui voit dans l'étude de cet oiseau l'espoir d'une rentabilité plus efficace de la part de ses salariés d'esclaves. Johnathan Crary nous en parle dans son petit livre fort intéressant, le capitalisme à l'assaut du sommeil.

  Je ne sais si l'individu qui était aux manettes cette nuit au-dessus de ma chambre, s'encombre de ce genre de réflexion pour me canarder la tête. Si les tirs d'ondes électromagnétiques sont moins fulgurants, ils restent cependant ravageurs pour le cerveau, dans l'impossibilité de trouver le repos, les déclics intracrâniens particulièrement insidieux, ne laissant aucune chance au sommeil de s'installer. Mon petit bracelet connecté continue malheureusement de confondre sommeil léger et éveil, cependant le sommeil lent profond et paradoxal semblent être respectés. Ce qui équivaut dans mon cas, ces deux phases cumulées, à 20 % de sommeil correct sur une nuit de neuf heures environ. Voir ci-dessous :

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  Le sommeil léger est confondu avec l'éveil sans doute en raison d'un rythme cardiaque stable, correspondant aux longs moments (des heures) où je compte les moutons pour me rendormir. La distinction est toutefois faite avec l'éveil lors des tirs d'ondes.

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Rappel : On estime à environ 20 % minimum la durée nécessaire de sommeil lent profond et 25 % celle du sommeil paradoxal, le sommeil lent léger représenterait quant à lui 50 % environ du sommeil total. Pour ma part, je ne dépasse jamais chez moi les 5 ou 6 % de sommeil profond.

PS ; Ce soir, documentaire sur les troubles du sommeil sur M6. Bien sûr la chaîne populaire va probablement passer en revu toutes les insomnies et autres troubles possibles, ainsi que dévoiler tout un panel des compléments alimentaires et autres vertues homéopathiques pouvant remédier à ce problème, mais fera fi de la situation des personnes ciblées privées intentionnellement de repos. Sur les programmes TV on y lit dependant ceci : “.... La science se penche de plus en plus sur cette période de repos qui occupe en moyenne un tiers de la vie de l'Homme. Même les militaires testent des méthodes pour repousser les limites de la fatigue.” On a hâte de découvrir leur test, mais on sait aussi fort bien que l'émission ne sera pas complète.

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17 février 2018

Quand on tombe dans l'eau, la pluie ne fait plus peur

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  Dans les précédents logements, je suis toujours partie avant de laisser le harcèlement s'installer. Je m'étais rassurée en me disant que j'étais tombée deux fois de suite sur des crétins. Au troisième déménagement je ne pouvais plus me mentir. J'ai attendu et sondé mon environnement, j'admets, pétrie de trouille au départ par les différents procédés d'intimiditation mis en place dans ma persécution. Les crissements de pneus des véhicules des harceleurs, les coups de fils anonymes dont un particulier car pas de coupure au moment où je décrochais, celui d'une donzelle à la voix fanfaronne, et excitée de me dire d'arrêter de la harceler, qu'au bout de 19 appels de ma part elle n'en pouvait plus, pour finir par conclure en s'excusant de s'être trompée de numéro. J'imaginais sa joie d'alors, sa griserie à savoir sa meute derrière elle, sa fierté crasse l'imbibant totalement, son imbécilité de bêcheuse, et son besoin de sensations fortes l'amenant sans doute au bord de l'orgasme au moment où plusieurs voitures avaient déboulées sous mes fenêtres juste après son piteux appel, la pauvre sotte !

  La première année, les sifflotements sur le balcon au-dessus de ma tête allaient bon train, les bruits de perceuses, de marteaux, et grondements de moteur aussi, les plus fidèles d'entre eux étant les cris de goélands, apparus en même temps que les ondes, au bout de six mois environ. Au départ, j'ai pris mille précautions afin de ne pas froisser celles et ceux que je craignais, cela aussi j'admets volontiers.

  J'avais la boule au ventre dès que je sortais et rentrais chez moi. Le soir, je préparais mes clés de façon à me carapater à l'intérieur de mon logement le plus rapidement possible. J'évitais de traverser la cour pour aller mettre les poubelles et ainsi échapper aux cris des goélands, volatiles probablement effrayés par les ondes envoyées alentour et signes que les harceleurs, planqués derrière leur fenêtre, me guettaient.

  Au départ, je me suis conduite de manière stupide, la peur s'étant insinuée en moi comme un virus malsain et paralysant. Mon casque mp3 sur les oreilles, je me camouflais derrière la musique à plein volume, éloignant ainsi les hostilités, rompant pour un moment avec une réalité que je ne voulais pas voir, jusqu'au bienheureux jour où... La colère a pris le dessus, presque instantanément, envoyant du même coup la peur bouler au loin.

  Non seulement je me suis aperçue que je ne voyais jamais de visu les harceleurs, mais que je faisais une sorte de transfert entre le matériel utilisé contre moi et leur force. Je leur attribuais une toute-puissance qu'ils n'avaient pas, et que seule leur foutue installation leur accordait. Progressivement, et débarrassée de la peur, parce qu'il est proprement impossible de craindre des lâches, j'ai observé, écouté, enregistré, et apprivoisé les hostilités sonores.

  Il m'a fallut presque trois ans pour parvenir à prendre mon temps en rentrant chez moi, les ouïes débarrassées du casque mp3 afin d'être pleinement réceptives à l'humain alentour et ses tares, distribuant son pus sans compter ses heures. J'ai pris plaisir à traverser la cour à des moments T, je prends également le temps d'humer l'air en sortant de chez moi avant de m'engager directement dans la rue. Je vais désormais relever mon courrier plus particulièrement si je sens un éventuel harceleur pas loin des boîtes aux lettres. Je mets plus longtemps à ouvrir ma porte d'entrée, car je me trompe souvent de clé, pour le plaisir d'écouter les crétins.

  J'ai appris à sourire aux bruits, et les redistribue à mes persécuteurs, lesquels, grâce à leur médiocrité, m'ont permis de comprendre une chose essentielle, il ne faut pas avoir peur de sa peur, et l'admettre, c'est sans doute déjà un peu la vaincre.

  J'ai eu peur, plus maintenant.

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13 février 2018

Boucle d'or et les trois ours

  Elle a un prénom doux, deux syllabes qui glissent comme de la soie, et qui ne collent pas du tout avec la haine. Mais existe-t'il un prénom plus disposé qu'un autre à coller avec la haine ? Le sien est d'origine germanique, bon et alors ? On ne va pas faire de raccourci scabreux non plus. Non, Aldolf au féminin n'existe pas, rassurons-nous. On donne aussi des caractères aux prénoms, le sien équivaut à celui d'une personne franche et entière, passionnée. Mais quand on se penche sur les prénoms, on s'aperçoit qu'aucun n'a d'avis négatif. C'est un peu comme avec l'astrologie, tous les signes ont leur part attractive. On croit à l'influence des prénoms ou des signes, suivant ce qu'on aimerait au préalable y trouver. C'est pour cela que j'ai cherché le sien, pour voir à quoi il correspondait, si il pouvait se nicher derrière l'étymologie de ce prénom une tendance à la méchanceté, mais je n'y ai rien vu de tel.

  Hier soir, elle était là, plus connectée chez moi que je ne le suis moi-même. Je l'appelle boucle d'or parce qu'elle a les cheveux blonds. Elle est plutôt jolie, mais je crois bien que je ne la reconnaitrais pas si je la croisais, ce qui ne m'est pas encore arrivée. Je ne l'ai vue qu'en photo, tentant un décryptage là aussi du visage qui pourrait m'en apprendre un peu plus sur son rapport avec la haine qu'elle a envers moi, mais j'ai eu beau scruter le plus infime de ses traits, rien ne s'est passé de providentiel. Elle a un doux prénom, elle est plutôt jolie et je suis l'objet de sa haine, un point c'est tout, mais le point pèse lourd.

  Je me demande où elle a dormi cette nuit pendant qu'on me mitraillait le crâne. Etait-ce elle au-dessus de ma tête, ou était-elle à l'abri pendant qu'un des ours oeuvrait avec application à ma maltraitance ? Une voiture que je connais bien est partie ce matin à mon lever, peut-être un leurre, peut-être pas. Même quand un pion s'en va, il y en a toujours un qui reste, celui qui a sans doute bien dormi.

  Que fait boucle d'or quand on me prive de sommeil ? Qu'éprouve t'elle alors ? Question qui restera en suspens, la réponse est tellement connue qu'elle mérite d'être oubliée dans l'instant. Les trois ours, sa meute, sa garde rapprochée, ne sont peut-être pas trois, en tous les cas pas en même temps, mais ils sont là, aux aguêts et beaucoup moins sympathiques que ceux du conte des frères Grimm, lesquels pourraient bien se retourner dans leur tombe face à ce transfert ignoble de leur douce histoire.

  Une chose est sûre, la boucle d'or au-dessus de ma tête peut bien jouir aujourd'hui, car l'après-midi de travail va s'avérer très longue pour moi.

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10 février 2018

Harcèlement électromagnétique (échantillon infrarouge)

Bien sûr l'élément ci-dessus ne constitue pas une preuve.
Il viendra cependant s'ajouter à  la longue liste

d'éléments non probants accumulés durant toutes ces années de maltraitance.

N'oublions pas que ce qui n'est pas probant aujourd'hui
le sera peut-être demain.

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08 février 2018

Action-réaction

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  Mes harceleurs ne m'ont laissé aucune chance. A partir du moment où j'ai posé le pied dans mon logement, le moindre de mes faits et gestes à été ponctué d'une punition immédiate, exécutée avec application et tout le soin nécessaire par mes autocrates de voisins, et leurs nombreux amis.

  Taper sur le clavier de mon ordinateur portable fut un des premiers actes de ma part jugé répréhensible par une gentille famille, avide toutefois d'exercer un pouvoir tout neuf envers la dérangeante, forcément dérangeante personne que je suis, installée sous leurs pieds assassins. La souris de mon ordinateur, trop bruyante elle aussi, avec ses clics à au moins 20 décibels, a été tout bonnement bloquée par sa sainte dictature et son petit matériel permettant d'intéragir sur tout le système électrique de mon logement.

  C'est tout de même ahurissant de penser que l'on va peut-être mourir parce que le clic de sa souris, ou l'ouverture d'un robinet aura été estimé insupportable par de petits-bourgeois s'autoproclamant Dieu sur terre. Cela ne changera rien au sort qui m'attends, mais j'avoue que j'aurais préféré être assassinée par quelqu'un d'intelligent, car devoir me dire que de parfaits crétins, profondément inutiles, et dont la seule lâcheté se sera révélée dans leur triste vie comme extraordinaire, se chargeront de me faire passer de vie à trépas, est un peu pour moi comme une double peine.

  Cependant, je tiens à a garder espoir et à continuer de me défendre autant que faire se peut. J'ai commis quelques erreurs, notamment en m'estimant (presque) heureuse les très rares fois où mes tortionnaires me laissaient dormir, jusqu'au moment où une personne proche m'a dit que je n'avais pas non plus à les remercier de leur sainte grâce lorsque je considérais comme un moment miraculeux le fait d'être (moins) torturée. Strictement rien n'est normal dans mon harcèlement, et je n'ai effectivement pas à me contenter de ces quelques bribes de répit, en stoppant immédiatement mes pauvres ripostes, comme si je nourrissais presque quelque gratitude envers mes bourreaux de m'accorder quelque moment de paix. Mais où avais-je donc la tête ?

  A partir de maintenant, la moindre hostilité contre moi, sera suivie d'une réaction en conséquence, et si je dispose pas du même matériel que mes tortionnaires de voisins, je promets de faire en sorte de répliquer de manière systématique. A partir de maintenant je considère mon appartement comme étant en état de siège, mes sonneries sont en place, mes enceintes aussi, et toute ma sonothèque prête à l'emploi. Cela n'inquiétera pas sa kommandantur au-dessus de ma tête, mais il y va d'autre chose.

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03 février 2018

A la gloire de Saint(e)-Sadique

   La nuit dernière, les amants diaboliques, dixit le couple de trentenaire faisant office de voisins, semblaient absents, je dis bien semblaient, car contrairement à eux je ne possède aucun laser me servant d'oeilleton pour voir à travers les murs. Je suppose donc avoir eu droit au ou à la sadique de service, méritant en son royaume d'être sacralisé(e,) si j'en juge par la nuit chaotique que je viens de passer. Un premier tir d'ondes envoyé là ou la perversité du sadique en question l'exige, ne m'a pas laissée grande illusion sur la suite. Une fois encore un ou une crétine avait décidé de me priver de sommeil. Certains tirs d'ondes électromagnétiques envoyés dans une région que mon cerveau ne semble guère apprécier ont généré quelques dérapages verbaux envers mon (ma) tortionnaire du moment lequel (laquelle) le valait bien.

  Que dire de plus concernant ce qui se passe sous le crâne atrophié de celui ou celle qui est persuadé d'exécuter un acte héroïque en vous canardant de décharges électromagnétiques ? Ben rien, sinon peut-être qu'il ou elle est un être mortel, et qu'il ou elle n'emmènera pas son petit matériel high-tech dans sa tombe, qu'il ou elle mourra seul(e) comme chacun d'entre nous, et qu'il ou elle ne trônera pas forcément à la droite de Dieu, lequel n'existe sans doute pas, et même si c'était le cas, cela ne changerait pas grand chose quant au triste sort de celui ou celle qui s'est pris durant un bref moment de son existence pour un héros, parce qu'il a disposé pendant un moment tout aussi bref, d'un matériel qui lui a permis d'exercer à titre gratuit un pouvoir sur autrui. Est-ce que seulement cela lui aura fait du bien ?

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Kapo : [Dans les camps de concentration nazis] Détenu de droit commun qui était chargé de commander
énergiquement les déportés, résistants ou raciaux, pour les services du camp ou pour les travaux extérieurs.

Sadique : Qui prend plaisir à faire souffrir, qui manifeste une méchanceté, une cruauté systématiques.

  Dans les camps de concentration nazis, il est nécessaire de rappeler que tous les kapos n'étaient pas sadiques. Cependant, ils sont nombreux à avoir user de la violence de manière gratuite, et rien que pour le plaisir de faire souffrir autrui. Les kapos, dans la vie civile, étaient des citoyens ordinaires, souvent des petites frappes mais pas des criminels. On a souvent aussi remarqué chez eux un comportement servile et malléable, ce que les nazis appréciaient en matière de recrutement.

  De même qu'il y a eu beaucoup plus de collaborateurs pendant la guerre, que de résistants, je me permets de penser que l'individu qui m'a maltraitée cette nuit, de par son sadisme patenté et sa pleutrerie, aurait fait un merveilleux kapo et collaborateur. Se trouver dans un pays en paix sauve les apparences, mais en rien ne masque les tendances et les inclinations de chacun. C'est ce qui me fait témoigner aujourd'hui en affichant l'image du kapo, toutes proportions gardées cependant avec le passé, et en conservant tout le respect dû aux victimes des nazis. C'est aussi ce qui me fait penser, chaque jour, que j'ai sacrément de la chance de me trouver justement dans un pays en paix, car en cas de guerre, le ou la salopard(e) qui trône au-dessus de ma tête m'aurait déjà fait la peau d'une manière ou d'une autre.

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01 février 2018

Le déni

harceler

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25 janvier 2018

Celles et ceux qui dorment

  Je ne peux m'empêcher de les envier, alors que mon discernement s'étiole face à leurs maux, leurs préoccupations et autres difficultés, lesquels me sont devenus étrangers et incompréhensibles malgré la réalité de leur peine. Une seule et unique question demeure dans ma tête, celle qui se pose irrémédiablement à toute personne placée en situation de grand danger, et dont la survie dépend intégralement de la solution trouvée à la question posée.

  La privation de sommeil m'absout égoïstement de toute envie ou tentative de penser à autre chose, de même que l'eau sera devenue l'unique but de l'individu qui en sera privé en plein désert. Tout ce qui me semblait auparavant primordial et déterminant dans mon existence afin que cette dernière puisse se poursuivre dans les meilleures conditions, me parait aujourd'hui dérisoire, voire totalement imbécile. Comme si pour pouvoir vivre il fallait répondre à des besoins, lesquels je le sais maintenant, n'ont jamais constitué quoi que ce soit de vital, encore faut-il que le vital soit absent pour s'en apercevoir.

  Ces problèmes, déboires, échecs, que l'on colle à la vie comme ce qui l'empêcherait de se poursuivre ne sont que purs produit d'un système créateur d'anxiété, en comparaison de ce qui nous est radicalement nécessaire comme boire, manger, dormir, se vêtir, et avoir un gîte. Comme j'aurais voulu prendre pleinement conscience de cette poignée de rudiments si précieux, et essentiels à la vie, plutôt que de me fourvoyer dans ce que je croyais absolument nécessaire à mon existence, et qui n'était en fait qu'optionnel voire superflu.

  Il a fallu que je sois privée de l'un de ces éléments non monnayable pour qu'enfin je comprenne que la vie ne se mérite pas. Malgré des traits fatigués, ce n'est pas marqué sur mon front que je suis privée drastiquement de sommeil. De même que rien ne laisse supposer que sous mon crâne, mon cerveau a déjà commencé à grignoter ses propres synapses, que des millions de neurones s'envolent chaque jour, au détriment de la mémoire, de la cognition, de la concentration, de tout ce qu'une bonne nuit de sommeil alimente comme données précieuses à la vie.

  Quand vais-je pouvoir dormir ? est la seule question aujourd'hui pour moi de valable et d'admissible, le reste n'étant désormais qu'opacité alors que ce reste vit aussi, souffre aussi, désespère aussi mais il m'est désormais étranger, et je ne sais même plus comment y réagir tant je m'en suis dissociée.

  J'entends mais n'écoute plus, j'ouvre la bouche mais aucun son n'en sort, je regarde mes interloctueurs mais mes yeux ne les voient plus vraiment, je passe ma vie à faire semblant d'être encore vivante. Parce que des individus ont décidé de me priver de ce repos indispensable à tout être humain, toutes celles et ceux qui dorment sont devenus pour moi des objets de curiosité et de convoitise inégalées. Ils ne sauront jamais à quel point j'envie ce que l'on m'a volé et ce qu'ils continuent d'avoir et de garder comme quelque chose d'acquis et d'inviolable car contracté dès la naissance, et je ne leur en veux en aucun cas de ne pas savoir, car je sais vers quoi mon insouciance d'alors me destinait, si je n'avais pas croisé le chemin des harceleurs et de leur sadisme patenté.

Depuis mon harcèlement, au moins ai-je appris à prendre conscience du vital.

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20 janvier 2018

L'attrape-coeurs

fréquence cardiaque

 Chute vertigineuse de mon rythme cardiaque entre fin décembre, période pendant laquelle je n'étais pas chez moi et début janvier, date de mon retour. Moins d'une heure de sommeil profond depuis une semaine. Les harceleurs, famille vertueuse jusqu'au bout des ongles, m'envoyant décharges sur décharges toutes les nuits.

Normalement, lors d'une privation de sommeil (classique), la pression artérielle augmente, le pouls s'accélère, et une prise de poids significative intervient après plusieurs jours, l'appétit se décuplant pour compenser le manque d'énergie non récupérée pendant la nuit.

Là où les chercheurs se fourvoient, par manque de recul et par omission sans doute, c'est que dans le cas d'un individu ciblé, victime d'une privation intentionnelle de sommeil par tirs d'ondes électromagnétiques, et sur une longue durée, tout s'inverse.

Si effectivement une augmentation du rythme cardiaque et une prise de poids s'observent les premiers mois, la fatigue laissera progressivement place à un épuisement général, et un manque d'énergie tels, que le coeur, épuisé, n'aura même plus l'énergie de pomper le sang de manière normale, et que les douleurs, les vertiges, les nausées, les maux de têtes rassasieront beaucoup plus rapidement les organismes éprouvés, l'épuisement et les tirs d'ondes les forçant à se nourrir par petites quantités, sous peine d'indigestion chronique.

En tous les cas, c'est ce que je remarque chez moi.

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13 janvier 2018

173 bpm (battement par minute) au repos

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Pour un adulte, la fréquence cardiaque au repos se situe généralement entre 70 et 80 battements de coeur par minute. Ce qui est loin d'être le cas lorsqu'on est réveillé par un bon tir d'ondes électromagnétiques dirigé par de très chers voisins, harceleurs à leurs heures perdues, et malheureusement celles-ci sont nombreuses.

Ci-dessus, graphique montrant un bon tir d'onde, lequel en une fraction de seconde a fait passer mon coeur de 78 bpm à 173 bpm, reçu le samedi 7 janvier à 6 h 45. D'ailleurs mon petit bracelet connecté considère cette période intégrée dans la zone d'exercice, sauf qu'à cette heure je n'exécute aucune pompe, ni n'effectue aucun marathon, je suis dans mon lit, à compter les moutons, en espérant pouvoir me rendormir un peu, voilà tout.

Un autre tir qui a fait passer mon coeur idem à 169 bpm, reçu le mardi 9 janvier 2018, encore plus tôt à 5 h 15 du matin, pour me punir d'oser exister je présume.

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Bien évidemment ces deux graphiques ne sauraient constituer une preuve de ma maltraitance aux yeux des autorités, aveugles par omission, néanmoins ils iront remplir la longue liste des autres éléments non probants ponctuant mon quotidien, afin de peut-être un jour, je dis bien peut-être, ouvrir les yeux désespérement clos de notre chère justice française.

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