Généralement, la nuit du mardi au mercredi j'ai droit à des tirs d'ondes électromagnétiques jusqu'au petit matin. Cela n'a pas manqué cette fois encore pour, j'imagine, la plus grande satisfaction de celui qui était aux commandes du matériel servant à envoyer des micro-ondes pulsées à travers les murs, accompagnées d'autres tirs que je suppose envoyés cette fois, par l'intermédiaire d'un laser vers les extrémités des doigts de la main, douloureux comme d'habitude, afin de là aussi assouvir l'orgueil crapuleux du harceleur en faction, peut-être blingbling, ou sa compagne, ou un ou une retraité(e) pétri(e) d'ennui, ou un ou une jeune dégénéré(e) en mal de gloire, peu importe, toute crétinerie confondue, ce sont les mêmes.

  Dans la journée les cris des goélands, sans doute eux aussi perturbés par les ondes, sont relativement forts, étant donné mon absence de réaction les concernant. Je m'amuserais presque de cet excès de zèle des harceleurs, si de pauvres bêtes n'étaient pas les victimes collatérales d'une persécution, la mienne, qui dure depuis plus de quatres années maintenant, ainsi que des voisins assourdis pas les bruits divers distribués autour de moi, voire choqués pour certains, étrangers à mon harcèlement, de l'aspect quelque peu rébarbatif de mon logement vu de l'extérieur.

  Par ailleurs, il y a beaucoup de déménagements et emménagements dans le quartier, les nouveaux venus ne sont pas forcément briefés, ou pas si facile que cela à influencer. Mon comportement plus accueillant, rend peut-être aussi moins aisée la tâche des harceleurs à me faire passer pour folle et/ou peu aimable.

  Le problème, et même si les tirs d'ondes ont baissé en intensité de manière générale, c'est que je mets de plus en plus de temps à me remettre de ces assaults. La nausée est quasi omniprésente, et les maux de tête plus fréquents également. La fatigue, quel que soit le rythme de mon sommeil est prégnante, et les muscles toujours aussi douloureux. Les micro-ondes pulsées sont un peu comme une irradiation progressive, les conséquences s'installent sur le long terme et il faut faire avec ce pénible constat d'une santé définitivement perdue quoi qu'il se passe maintenant.

  Ci-dessous, une affiche enviable d'une ligne de métro de l'autre côté de l'atlantique, figée par l'organisation FFTI.

Gangstalking USA

  Gageons que l'on connaîtra la même en France le plus tôt possible. Imaginer rentrer dans un commissariat et pouvoir dire la tête haute que l'on est victime de harcèlement électromagnétique, sans crainte d'être déboutée pour folie relève malheureusement encore aujourd'hui du miracle. Pour ma part, je tiens plus que tout à venger ma santé perdue, et l'espoir fait vivre dit-on...