stressed敲响的闹钟-46082243

  C'était la nuit dernière, j'avais mis mes réveils en route après de multiples attaques vers la tête, en l'occurrence des tirs d'ondes électromagnétiques pas très puissants mais suffisants pour empêcher tout endormissement.

  Vers minuit, après une longue journée de travail, et sachant que je devais me lever de nouveau le lendemain, je ripostai en mettant des sonneries, comme toute personne agressée de manière gratuite. Normalement, j'ai interdiction de me mettre sur le dos car cela ne plait pas aux dictateurs au-dessus de ma tête, mais jai outrepassé mes droits à force de me retourner dans mon lit pour échapper aux ondes, et je me suis retrouvée sur le dos au petit matin.

  Les nausées n'ont pas tardé, accompagnées du mal de chien qui va avec. Pour toutes celles et ceux qui ont connu un jour ou l'autre le mal de mer, c'est exactement les mêmes sensations, sauf que ce n'est pas vraiment progressif, les décharges sont langoureuses et votre estomac se trouve retourné en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. Tout ça pour quoi ? Parce que le mercredi c'est le jour des enfants, et parce que ma chambre se trouve au mauvais endroit.

  On dira que dans la tête des harceleurs, voilà qui vaut bien quelque pénitence, d'autant plus si cela permet à leur perversité enfouie de s'épanouir. Ils se rassureront en se disant que c'est moi la nuisible, je n'avais qu'à pas avoir ma chambre ici, en cet endroit réservé à eux et leur progéniture, je n'avais qu'à pas me lever le matin pour aller travailler, ni passer à la salle de bain pour me laver, ni boire de café, ni faire ma vaisselle, je n'avais qu'à tout simplement pas exister. Je dois donc m'excuser de vivre parce que des petits nazillons à l'ego démesuré estiment que je nuis à leur petit confort d'autocrates en mal de gloire. Tiens donc !