C'est au 1er étage que ça se passe, au coeur d'un immeuble parmi d'autres immeubles, planté dans un quartier paisible parmi d'autres quartiers, à la vue de tous les passants, et, cruel paradoxe, à l'abri de tous les regards.

   Le harcèlement électromagnétique se poursuit, sans l'image et sans le son, assassinant lentement comme un poison se distillant dans le sang d'une proie consciente, mais impuissante. Il est des poisons qui mettent des années à agir, et dont on ne trouve les traces nulle part. Le harcèlement électromagnétique est l'un d'entre eux, fermentant sous des visages aussi charmants que coquets, derrière lesquels se cachent des caractères mous, tonifiés par le pouvoir qu'ils tiennent entre des mains moites d'excitation et de lâcheté mêlées
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