Les harceleurs auront beau s'adonner à toute les privations de sommeil possibles à mon encontre, et toutes ces autres hostilités qu'ils affectionnent tant, ils ne m'empêcheront jamais de me poser ces trois questions. Les hypothèses pour y répondre, je les soulève régulièrement depuis 2015, via ce blog, mais également par l'intermédiaire d'un dictaphone sur lequel je témoigne quasiment tous les jours.

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   Au départ, je comptais m'enregistrer à l'extérieur de chez moi pour plus de discrétion, mais j'ai bien vite abandonné cette idée en raison de l'extrême fatigue me clouant de plus en plus souvent dans la position allongée, essentiellement sur mon canapé ne semblant plus en pouvoir lui aussi d'autant servir, et s'affaissant aussi doucement que sûrement, et à peu près au même rythme que mon dépérissement physique et neurologique.

   L'inconvénient est que les ordures entendent tout ce que je dis, mais après tout je n'ai rien à cacher. Cependant, si certains de mes témoignages leur semblent erronés, je les invite à descendre d'un étage afin de venir éclaircir mes questionnements quant à la noirceur de ce qu'ils sont, de comment ils procèdent, et ce pourquoi ils le font. Aussi, comme leur incommensurable lâcheté leur interdira jusqu'à leur foutue crevaison et la mienne, cette petite escapade, la loque ambulante que je représente pour eux ne leur autorise aucun sourcillement quant à ses témoignages tant écrits que sonores. Dès qu'une interstice, si infime soit-elle, se dessine à l'horizon concernant la reconnaissance du harcèlement électromagnétique, j'envoie le tout aux autorités compétentes, si compétence existe, bien sûr. Si cela ne se passe pas du temps de mon vivant, il existe un endroit en France, où on peut mettre ce genre de pièces en lieu sûr. L'espoir fait vivre, il paraît.

   Inutile de préciser que les hostilités ont repris de manière intense. Bébé est né, renforçant comme autant de clous la crédibilité des tortionnaires en pleine verve, accompagnés des pions se sentant d'autant plus investis d'une grande mission, en l'occurrence celle d'éliminer l'hypothétique menace que je représente pour eux, et sortie tout droit de leurs crânes amputés de l'essentiel. Pour une famille en danger, je les trouve plutôt en forme, la testostérone semble fonctionner à bloc, ainsi que la sécrétion de dopamine, à voir le résultat gazouillant dans son landeau. A moins que ce ne soit là l'opération du saint-esprit, je me permet de penser que les tortionnaires prennent leur pied, j'irais même plus loin, ma présence octroie quelque piment à leur relation.

  Torturer quelqu'un ne renforce pas seulement les liens filiaux, c'est un véritable art de vivre. Cela me fait penser au magistral dernier film de Lars Von Trier, dans lequel un tueur en série dénué d'empathie, cotoie l'art pictural de manière toute personnelle.

The house that Jack Built