APPEL à l'UNPJ et au Ministère des Armées
Malgré que je sache parfaitement que le redoublement des attaques à distance est totalement indépendant de ce que je peux dire ou faire, je persiste néanmoins à tenter de trouver une raison à l'augmentation de la brutalité, à cette escalade dans l'abjection. C'est le propre de ce type de harcèlement et de cette technologie qui lui permet d'être exercé avec des niveaux toujours inédits de perversité, cette dernière étant indissociable du processus, même si sa réalisation est façonnée à la base de manière clinique. A chaque fois qu'on pense que la persécution est arrivée au paroxysme du supportable, cet espèce de palier qui interdit de penser au-delà du mal, il se cache toujours le pire derrière ce qu'on croit avoir atteint comme tel.
Trouver une raison, donc, à la recrudescence de ce harcèlement après une période plus calme, est quelque part, entretenir cette impression d'avoir le contrôle sur au moins un élément de ce qui grignote ma santé depuis douze ans maintenant. C'est un gentil leurre mais il fonctionne assez bien. En tant que soupape de sécurité, sorte de garde-fou, à prendre dans le premier sens du terme, je m'échine à trouver la raison expliquant l'inénarrable des deux dernières semaines. Une fois cette fallacieuse impression d'avoir eu le contrôle sur quelque chose en ayant fait un tri dans les raisons possibles, j'essaie d'analyser la situation sordide de cette période assassine durant laquelle je tente de tenir debout.
La raison la semaine passée, c'était le rire. J'ai ri et chanté en écoutant la radio et ce n'était pas prévu dans le programme ultra millimétré de ceux que j'appelle aussi les p'tits cons. Leurs efforts n'ont pas été récompensés.
La semaine passée, le modus operandi s'est donc déroulé comme toujours, accompagné d'une absolue crétinerie, mêlée à une méthode beaucoup plus appliquée, et préparée.
J'ai dû essuyé un nombre incalculable de bruits de claquements de portière émanant de voitures inexistantes - dans le sens où le bruit, enregistré au préalable par les harceleurs, est répercuté aux alentours de mon logement via enceintes prévues à cet effet - selon ce que je faisais ou pensais, avec un calibrage exécuté au cordeau. Les bruits de moteurs scie-sauteuse, perceuses, démarrage de motos, sirènes d'ambulance, tics dans les murs, ont été distribués, la plupart au rythme de mes entrées et sorties sans démériter là non plus. Ca c'est ce qui concerne la partie sonore du harcèlement.
Mais il y a plus croustillant. Cette chaleur imminente envahissant tout le corps qu'on pourrait aisément comparée à la bouffée de chaleur, a cependant ce petit quelque chose en plus impliquant un accès de fatigue, et une sensation de mal-être difficilement descriptible. La transpiration est excessive, et immédiate. Perpétré plusieurs fois par jours, voilà qui ruine bien des projets. Les envies d'uriner toujours à des moments scrupuleusement choisis participent à la déshydratation voulue. Pour décrédibiliser la cible, les harceleurs que j'appelle les planqués, en raison de leur profonde aversion pour toute forme de courage, se grefferont sur les phénomènes existants, en l'occurrence ici la canicule, leur permettant d'accentuer les transpirations et les envies d'uriner. Il fait chaud, c'est normal on transpire, because on boit plus d'eau , on élimine plus, logique donc, et ainsi démonter plus aisément toute explication que vous pourriez donner quant à leurs agissements. Parfait exemple d'une perversité dont la cible n'a aucune preuve, bien sûr.
Ajouté à ce melting-pot savamment orchestré des petites tortures quotidiennes, il y a la privation de sommeil, le clou du spectacle, avec son lot de je t'empêche de t'endormir, je te réveille quand je veux, je t'endors quand tu dois te lever, je te réveille quand tu peux dormir, je t'endors en te réveillant, je te réveille en t'endormant, et puis je te chatouille le minou parce que j'ai le pouvoir de le faire, et que je veux profiter de mes vacances, avant que les copains ne reviennent et prennent le relai.
Il faut que vous sachiez à l'Unité Nationale de Police Judiciaire, qu'il existe des affaires tentaculaires qui pétrifieraient sur place la gorgone que vous avez érigé comme logo symbolisant votre fonction, si tant est que vous acceptiez d'y jeter un œil, ne serait-ce qu'un seul. L'affaire est alambiquée et demande du personnel compétent, des recoupements, de la connexion entre la police et la gendarmerie. C'est pour cela que je vous harcèle un peu sur les réseaux sociaux. Il ne faut pas m'en vouloir j'essaie de sauver ma peau. J'espère que vous comprendrez.
Si on a autant de difficulté à prouver cette persécution, ce n'est pas seulement parce qu'elle s'exécute de manière souterraine, invisible et sans trace, mais c'est avant tout parce qu'elle s'applique au-delà de toute raison, qu'elle brise tous les éléments censés l'identifier. Toutes les connaissances dans le domaine du psychisme, de l'histoire, de l'anthroplogie dans son ensemble ne sauraient distinguer ce qui caractérise cette saloperie, sans en passer par-delà de ce qui est humainement audible. Et pourtant, cette brutalité n'est que trop humaine.
Au-delà du refus de reconnaître qu'un dispositif d'une technologie avancée est utilisé contre de plus en plus de civils à travers le monde, de la négation que de telles méthodes puissent librement oeuvrer à la destruction progressive d'un être humain, il y va de l'acceptation de ce que l'homme peut faire à 'homme. Malheureusement, la communauté internationale n'est pas « préparée » à entendre ce qui est inaudible, elle préfère botter en touche.
En ce qui me concerne, j'ai beau multiplier les pistes afin de peut-être parvenir à toucher du doigt l'origine de cette abomination, il y a toujours un hic se dressant comme un mur, en plein milieu d'une hypothèse rassemblant le plus d'éléments tangibles, et le moins d'écueils possible.
Il y a eu la piste de la fuite des données. Le dispositif destiné à un public bien spécifique ayant ruisselé dans le civil, les instigateurs se retrouvent dans l'impossibilité d'arrêter l'ébranlement de ce mécanisme infernal. C'est ballot !
La piste locale, rejoignant ainsi celle de la fuite. Le bouche à oreille et quelques relations permettant de perpétrer le pire grâce à l'obtention dudit matériel contre la voisine trop chiante, l'héritier dont on veut les biens, la femme qui vous a trompé, le type qui vous a coupé la priorité, que sais-je...
La piste expérimentale, une abominable collusion entre les puissants de ce monde décidant de s'adonner à quelque essai sur le cerveau humain, permettant un contrôle total sur une ensemble de population avec un nombre croissant de cobayes. Philip K Dick et Georges Orwell n'ont qu'à bien se tenir.
La piste du jeu, les puissants s'emmerdent à pouvoir tout acheter il ne reste plus grand chose pour se divertir, à part peut-être s'amuser à tourmenter une certaine quantité d'êtres humains et observer comment ils s'en sortent, en pariant chacun sur son cheval.
Mais il y a toujours le Hic ! Comment se fait-il que personne n'ait pas encore craché le morceau ? Que ce soit la petite frappe pour se vanter, le militaire en fin de service, ayant besoin de décompresser, un agent de la DGSE dans la combine, lors d'une bonne cuite un samedi soir, un sursaut d'éthique chez un des protagonistes. Rien, nada, jamais. Pas un seul des plantons servant à nous harceler n'a craché le morceau. Pas un pour se rendre dans un poste de police avec ledit matériel entre les mains pour dire « Voilà ce que j'ai et ce que j'ai fait avec ».
Même dans la pire des mafias, le trafic de drogue, là où le facteur risque est le plus dangereux en matière de représailles, il y en a qui crachent le morceau. Alors pourquoi cette omerta dans le harcèlement en réseau ? Mystère. Aucune des pistes que j'ai mentionné ci-dessus n'expliquent pourquoi personne n'a jamais craché le morceau.
Je fais donc appel à vous l'UNPJ, pour nous aider à percer ce mystère. Bien sûr, je reste à votre disposition pour tout renseignement complémentaire que je pourrais vous apporter en fonction de mes moyens.
Je ne suis pas complotiste, n'ai aucun antécédent psychiatrique, aucune drogue et/ou anxiolytique et/ou apparenté consommé.


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