Dans le harcèlement électromagnétique et en réseau, l'effet de groupe a sa part. Comment priver de sommeil et ne laisser aucun moment de répit à une personne seule, sans la participation d'un certain nombre d'individus dévoués et subordonnés à cette perpétration de la maltraitance ? A l'instar de celles que j'ai surnommées les glousseuses et autres jeunes coqs en verve, acharnés pendant les premières années de mon installation dans ce logement à me brutaliser sous toutes les formes possibles, le harcèlement n'aurait pu se poursuivre sans le groupe et l'assentiment unanime de ce dernier.

L'expérience relatée ci-dessous, menée dans les années 50 par Solomon Asch, physchologue social, nous éclaire concernant le groupe et son fonctionnement.

   Solomon Asch invita un groupe d'étudiants (entre 7 et 9) de 17 à 25 ans à participer à un prétendu test de vision auquel avaient auparavant été soumis des sujets témoins qui n'eurent aucun mal à donner toujours la bonne réponse. Tous les participants étaient complices de l'expérimentateur, sauf un. L'expérience avait pour objet d'observer comment cet étudiant (le sujet « naïf ») allait réagir au comportement des autres.

   Les complices et le sujet furent assis dans une pièce et on leur demanda de juger la longueur de plusieurs lignes tracées sur une série d'affiches. À gauche, une ligne modèle, et à droite, 3 autres lignes. Chacun devait dire laquelle de ces 3 lignes sur la droite était égale à la ligne modèle de gauche. Avant que l’expérience ne commence, l’expérimentateur avait donné des instructions à ses complices. Au début, ils donnaient la bonne réponse, c'est-à-dire aux 6 premiers essais mais lors des 12 autres, ils donnèrent unanimement la même fausse réponse. Le sujet « naïf » était l’avant-dernier à répondre. Asch mit en avant que celui-ci fut surpris des réponses énoncées par ses acolytes. Au fur et à mesure des essais, il devint de plus en plus hésitant quant à ses propres réponses.

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   L'expérience fut réitérée avec un seul comparse, lequel était positionné en premier. Après lui, plusieurs sujets ignorant le véritable objectif de l'expérience alignaient également leur réponse sur celle de ce comparse. L'attitude de ce dernier "sûr de lui, avec une voix ferme" avait une influence particulièrement marquée sur les réponses des sujets.

   Les résultats de cette expérience ont montré que la plupart des sujets répondaient correctement sans influence extérieure, mais qu'un grand nombre (37 %), finissait par se conformer aux mauvaises réponses soutenues à l'unanimité par les complices ou par l'unique comparse. Les sujets étaient même amenés à soutenir des réponses allant contre l'évidence et contre leur propre vue (voir les expériences filmées), pour par exemple affirmer que deux lignes avaient la même longueur, alors que l'écart était très visible car de plus de 5 cm.

   Les différents "sujets" de cette expérience ont fréquemment témoigné, interrogés dans l'après-coup, de leur sentiment de confusion, d'anxiété ou de stress. D'autres avaient refoulé ces émotions contradictoires et pensaient simplement s'être trompés.

   Après l'annonce des résultats, le sujet attribuait parfois sa piètre performance à sa propre « mauvaise vue ». Ceci rejoint dans une certaine mesure l'expérience de Milgram où le sujet se décharge totalement de sa responsabilité (attitude et comportement) sur l'expérimentateur. Dans les deux cas, le sujet se dédouane de la responsabilité de ses décisions et de ses actes (facteur interne) sur un facteur externe.

Source : Wikipedia.

   On peut supposer, concernant le sujet qui nous occupe et sans trop risquer de se fourvoyer, que si le harcèlement électromagnétique et en réseau venaient à être reconnus par les autorités, avec toutes les conséquences que cela implique, il est fort à parier que les pions, tels qu'on les surnomme dans le jargon usuel de ce phénomène, se dédouaneraient de la même manière que les sujets ci-dessus, quant à leur participation à ce qui ne relève ni plus ni moins que de la torture.