... Un organe en peine, soumis à de multiples assaults perpétrés par les crétins au-dessus de ma tête. La semaine passée, au moment d'un des nombreux pics que le harcèlement électromagnétique inflige, mon cœur a battu son record de bpm (battement par minute)... au repos, soit 202. On voit aussi sur le deuxième schéma une interruption du rythme cardiaque (en bas à gauche), comme si j'avais arrêté de respirer.

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coeur

   La nuit dernière, un énième tir d'ondes dans le cou, provoqua à son tour un énième étouffement, et un énième emballement cardiaque ne dépassant pas cette fois, le triste record de la nuit du 16 au 17 juillet dernier. Je ne savais même pas qu'un cœur pouvait dépassait 200 battements par minute. Jusqu'où peut-il allait d'ailleurs ? Je le saurais sans doute bientôt, alors que les harceleurs ont désormais fort bien compris que c'était par là qu'il fallait désormais passer, pour en finir avec moi de manière plus efficace. Et d'une, parce que la sensation d'étouffement et la douleur que cela induit dans la gorge pour reprendre sa respiration exacerbe leur jouissance, et de deux, trouver les traces criminelles dans ce genre de mise à mort est quasiment impossible. Il y a aussi éventuellement un petit trois, ma colère et ma réaction, toutes deux hors de contrôle, face à l'impuissance et la douleur infligée. Ce ne sera pas le cas la prochaine fois. Là encore, je ferais en sorte de réagir le lendemain, et de manière décalée si possible, même si il m'est difficile sur le moment de me contrôler. Entre-deux, les détraqués s'adonnent à des mini-apnées, fiers d'avoir réussi à dompter le matériel en fonction de leurs goûts et leur degré de cruauté.

   Comme à chaque fois que je me retrouve en zone rouge, mes publications sont plus fréquentes, comme si il fallait que je m'empresse de retranscrire jusqu'à la dernière minute ce qui attente à ma vie, dans cette situation, étant dans l'impossibilité de savoir si il y aura un lendemain, et si je verrais de nouveau le soleil se lever. En cinq ans, j'ai connu cet état un nombre incalculable de fois, et chaque fois jusqu'ici je suis passée à côté, mais chaque fois aussi j'aurais pu basculer là d'où l'on ne revient pas. Le cœur n'est pas un organe avec lequel on peut jouer bien longtemps. Il peut tenir, certes, un nombre incalculable d'agressions, jusqu'à celle qui ne passera pas.

   Les harceleurs apprécient aussi, comme un heureux complément à ce qui n'est pour eux qu'un petit jeu, à provoquer dans mon ventre ce qui s'apparente dans un premier temps à de l'aérophagie. Rien de douloureux sur le moment, mais la suite est plus pénible, de nombreux maux de ventre ponctuent mes journées. Contrairement à mon cœur, pas de risque imminent contre ma vie, disons que pour eux c'est un petit bonus qu'ils peuvent s'offrir, alors pourquoi ne pas en profiter.

   Toutes ces agressions, et l'épuisement qui en découle ont aussi des conséquences neurologiques importantes. Hier, après avoir écrit une trentième lettre aux autorités (j'évite de mentionner ici lesquelles), ou plutôt un trentième communiqué, je suis sortie pour acheter de l'encre et pouvoir l'imprimer. Une fois dehors, j'ai erré dans les rues de la ville, sans jamais me rappeler pourquoi j'étais sortie. C'est seulement une fois rentrée chez moi que je me suis souvenue ce qu'il me manquait. Petite anecdote assassine, obstruant de multiples actions demandant chacune un effort qui tient parfois du surhumain.

   J'envoie des communiqués, avec éléments à l'appui, dès que j'en ai, le tout anonymement pour éviter les risques. C'est toujours envoyé par voie postale, et ce, depuis trois années maintenant. Cela ne dépasse jamais une page, et je fais en sorte que les éléments que je joins, cela peut être des liens, des schémas, des photos, restent le plus cohérents possible. J'espère toujours que si une petite fenêtre pouvait s'ouvrir concernant la reconnaissance de ce type de harcèlement, mes communiqués auront été gardés, ce que je demande toujours à la fin de chaque lettre.

   J'entends d'ici les harceleurs se marrer quand ils liront ce billet, tant mieux, car si quelque chose doit les perdre, ce sera sans doute dû en grande partie à leur certitude d'être intouchables. Un jour ou l'autre...