C'est sans doute le but de la privation intentionnelle de sommeil, à défaut de tuer dans le temps imparti. J'entends dans un documentaire télévisé qu'une des causes des erreurs judiciaires, ce sont les aveux extorqués grâce à la privation de sommeil lors de gardes à vue menées de manière particulièrement brutale. On peut intimider, molester, voire frapper un individu, si celui-ci est innocent, il peut tenir le coup. En revanche, si on le prive de sommeil il a peu de chance de sauvegarder sa solidité mentale, et avouera n'importe quoi, pour le plus grand bonheur d'enquêteurs véreux (pas tous).

   Cela fait près de 5 ans, quant à moi,  que je suis privée de sommeil par M. et Mme tout le monde se déclinant sous un panel de profils, tous plus sympathiques les uns que les autres. Aussi, je dois me rendre à l'évidence que les effets sur ma santé sont terribles. La nuit du 19 au 20 février dernier, je me suis couchée à 23 heures, les agressions ont duré jusqu'à 00h30 environ, puis j'ai pu m'endormir jusqu'à 4h30, m'estimant heureuse de m'être reposée près de 4h donc ! Les nuits du mardi au mercredi étant particulièrement féroces en matière de tirs d'ondes électromagnétiques, entre guillemets, je m'en sortais bien ! Un bourdonnement dans les oreilles m'a cependant empêchée de retrouver le sommeil jusqu'à l'heure du lever, soit à 7h30.

   Cela fait plusieurs semaines que ce phénomène se produit, je suis réveillée très tôt et ne trouve pas le moyen de me rendormir, comme si l'air ambiant était rempli de fréquences. Je ne saurais dire si ces épisodes sont dû à un cerveau trop malmené, et n'ayant plus les moyens de savoir quand il peut se mettre de nouveau en veilleuse, ou si l'air est réellement saturé de fréquences interdisant tout réendormissement. Toujours est-il que j'alignais les vertiges toute la matinée durant, avec cette désagréable impression de me tenir debout sur une barque, et ce, pendant plusieurs heures, sans tomber ! Je tentai une sieste en début d'après-midi mais un harceleur, voire plusieurs, parce que seuls parfois ils s'ennuient, étaient là pour m'en empêcher, bref, la routine !

   Enfin, je me félicite de pouvoir continuer à tromper mon monde, bien malgré moi, mais par instinct de survie, et apparaître aux yeux des autres comme quelqu'un, ma foi, d'assez normale, sans problème particulier. Je me demande, de mon côté, ce qui est le plus difficile à supporter, la privation de sommeil, ou bien l'excellente santé apparente des individus qui m'assassinent. Ces deux états sont intrinsèquement liés, et j'ai parfois l'impression que la santé des bourreaux s'épanouit à mesure que mon dépérissement physique et psychique s'intensifie. J'essaie d'imaginer au travers de leurs hostilités quotidiennes à mon encontre, au rythme des multiples démangeaisons, renvois, autres douleurs et j'en passe, qu'ils m'injectent via leur redoutable matériel, l'essence même de leur joie, mais je n'y parviens toujours pas.

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Le schéma ci-dessus s'arrête à quelques mois, il semblerait qu'une expérience
de privation de sommeil sur plusieurs années n'ait jamais été entreprise. Je suis là si besoin...