C'est généralement ce qui se déclenche sous mon crâne une fois ma tête posée sur l'oreiller, un clic que moi seule peut percevoir puisqu'il est intracrânien, clic qui laisse également présager les premiers tirs d'ondes électromagnétiques qui interviennent environ 20 minutes plus tard, en pleine phase d'endormissement afin d'empêcher le sommeil, pour sûr ! Si ça ce n'est pas de la perversité, j'aimerais qu'on m'explique.

   Aussi, contrairement aux deux précédentes nuits, relativement calmes en matière d'attaque, et se soldant par trois ou quatre réveils en tout et pour tout, la nuit dernière, quant à elle, fut plus mouvementée, les clics incessants m'interdisant toute période de repos de plus d'une demie-heure, et un tir particulièrement violent dans le cou provoquant une apnée et une accélération cardiaque me laissant dans un état d'hyper éveil relativement long, le temps que le cœur reprenne son rythme. Bref, une période comme une autre dans le harcèlement électromagnétique, la fin de week-end sonnant comme le début des festivités pour le pion au-dessus de ma tête à ce moment là, et pour moi plutôt comme un glas, et c'est bien là le problème, la distraction ne semblant pouvoir se vivre pleinement pour les harceleurs qu'au détriment de la personne qu'ils ont en joue.

    En fin d'après-midi, avant de sortir, je lançai à travers les murs un tonitruant : "C'est bon, vous pouvez y aller, je m'en vais !". Aussitôt ma porte d'entrée franchie, une voiture démarra sous mon nez, peut-être une harceleuse, peut-être pas, en tout les cas celui que j'appelle le pion à la voiture carrée semblait avoir un empêchement. Je l'imagine aussi dire à sa collègue. "Au fait, peux-tu torturer la pouilleuse (moi-même) cet aprèm' parce que je ne suis pas là, j'ai piscine !". Euh...

   Coïncidence ou non, toujours est-il que le faciès de l'éventuel pion du moment, correspond au profil type de ceux de passage, se caractérisant le plus souvent par de jeunes donzelles décervelées, dont j'imagine déjà rien qu'en les voyant, les selfies ratés et autres pages facebook acidulées, avec de gros clichés farcis de vidéos convenues de châtons jouant du piano, ou d'appel aux dons pour les enfants du Yemen, bref, un ramassis de bien-pensance avec le logo "Je suis Charlie" trônant sur le côté gauche d'une plateforme surchargée de niaiseries.

   Quelques poignées de secondes donc, pour décrypter un visage totalement étranger à mon harcèlement... ou pas, et pour avoir néanmoins le temps d'apercevoir une tête légèrement inclinée, avec une main gauche sur le volant et l'autre qui se lève vers la nuque comme pour se gratter, signe distinctif d'un manque d'aise généralement, mais allez savoir !

   Quelques secondes pour m'imaginer cette jeune femme coupable, courir jusqu'à son véhicule, ouvrir sa portière, en admettant que cette dernière, dans mon super rêve, ne soit pas verrouillée, et plonger mes dents dans son cou, comme Dracula, sauf que je ne suis pas Dracula, je tiens à peine débout, et je ne sais si cette femme qui quitte l'immeuble, au passage, aux cheveux d'un blond pas vraiment vénitien mais plutôt comme ceux d'une certaine blonde un peu usée et trop médiatique, bref, participe à mon harcèlement ou non. Disons que j'ai de l'imagination en matière de scénario morbide, et j'avoue que les harceleurs m'y aident grandement. Il faut garder sa part de rêve.

Composition 1

Sphères, lucioles, orbes, et/ou phénomènes ionisants, je ne sais ce que c'est exactement, juste que cela précède ce qui me vaut aujourd'hui une santé fracassée. (image filmée en infrarouge, libre de droits pour ceuze qui veulent). Je précise que c'est chaque fois dans la pièce où je me trouve. Phénomène inexistant lorsque je ne suis pas chez moi.