C'est le surnom que j'ai donné au ou à la tortionnaire de la nuit dernière, bref, un pion, lequel à ce niveau de médiocrité n'est pas vraiment genré. Un bipède doté malheureusement d'un cerveau, auquel on accordera plus d'intelligence qu'à un primate parce qu'il est parfaitement campé sur ses deux jambes, logique totalement injuste mais bel et bien réelle.

  Le charcutier, donc, s'est appliqué la nuit dernière à m'envoyer autant de décharges électromagnétiques que mes nombreuses tentatives d'endormissement, soit environ toutes les 20 minutes. Pour parfaire son sadisme, et asseoir son petit pouvoir d'autocrate qui s'entend, il s'est également évertué à provoquer des tremblements sous-cutanés irrépressibles, histoire de varier ses plaisirs crasseux, comme ce fut le cas tout le week-end.

  Au petit matin, ma tête pesant bien deux tonnes, j'ai évité d'imaginer sa face de pleutre, planqué derrière le mur mitoyen le séparant de ma chambre, sinon j'aurais vomi sur le champ, encore une fois. Pas simple d'habiter sous des immondices, sans compter leur multitude de reflux portant sur le cœur. Que dire de plus, sinon que la common decency (décence ordinaire), si chère à Georges Orwell est bel et bien enterrée. A-t'elle seulement existé un jour ?

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