nuit-blanche

   L'impression de bénéficier de quelque répit durant mes périodes de congés était sans doute un leurre. Je ne me pose pas la question de savoir si les multiples phénomènes m'empêchant de trouver le repos, et un minimum de sérénité en dehors de chez moi, sont le triste résultat d'une volonté de me nuire, au point de faire concorder tout un panel d'actions dans ce sens.

   Les faits sont là, et je reçois les coups tels qu'ils arrivent, faute de choix. Le procédé diffère de chez moi durant mes congés, aucun tir d'onde électromagnétique n'est envoyé vers m’a boîte crânienne mais les éléments désagréables s'enchaînent à une telle vitesse, et mon cerveau soumis à une telle pression que j'en regretterais presque mon ingrât lieu de vie, malgré cette longue descente aux enfers qu’il représente.

   Est-il possible de choisir entre le marteau et l'enclûme ? Et pourquoi moi je serais forcée de le faire ? Enfin, prenons les choses du bon coté, si de multiples oublis d'ordre essentiellement matériel m'ont empêchée de faire bien des choses visant à laisser le harcèlement de côté durant une dizaine de jours, il m'est cependant resté une petite distraction, une seule, une tablette sans connexion, avec toutefois un livre pdf à disposition, celui du lieutenant colonel X, décrivant certaines méthodes de harcèlement très instructives, et téléchargé au préalable avec une vitesse déconcertante. N'y voyons là rien de voulu, confions une ultime fois l’événement au hasard.

   Le retour au bercail fut ce qu'il fut, une nuit blanche pour me souhaiter la bonne année, et les petites hostilités quotidiennes des pions, tous jouasses d'avoir retrouvé leur jouet préféré.