Les harceleurs sont dans une telle toute-puissance, qu'ils n'imaginent pas un seul instant que la situation dans laquelle ils ont mis leur cible, moi-même, se retourne un jour contre eux. A l'instar de celui que j'appelle le pion à la voiture carrée, venu hier en début d'après-midi, comme à son habitude, me priver de sieste en tirant autant que son sadisme le lui permettait dans mon genou gauche, provoquant non pas de douleur, contrairement aux tirs d'ondes électromagnétiques de la nuit, mais des tremblements sous-cutanés irrépressibles. Cette technique est utilisée depuis plusieurs mois maintenant, et manifestement se révèle être une friandise de choix pour celles et ceux qui s'ignorent.

En retournant travailler, je n'ai pu m'empêcher de me dire qu'il était heureux qu'en France, les armes à feu ne soient pas en vente libre, car c'est bien beau de nous dire qu'il ne faut pas se faire justice soi-même, mais quand la justice non seulement nous abandonne mais nous nie, que faire ?

Les harceleurs ne s'encombrent pas de ce genre de réflexions, invincibles qu'ils sont dans leur toute-puissance, incapables aussi de s'imaginer que pousser quelqu'un à bout pour le rendre fou peut provoquer des actes déséquilibrés. Aucune sorte de perspicacité ne parvient à leur cerveau totalement imbibé par leur sadisme, pas la plus petite parcelle d'acuité. Chacun nage dans son pus de persécuteur, gilet jaune sur le tableau de bord, le sentiment d'appartenance au plus grand nombre étant le fer de lance de leur feinte. De même qu'être "Je suis Charlie" les rassure, ils sont capables de se leurrer jusqu'à s'auto-persuader de leur utilité en ce monde.

STOP Hfinal