L'autre fois, mes yeux fatigués se sont fixés sur l'image d'une femme feuilletant un magazine dans son lit. Elle est apparue sur l'écran de ma tv, entre deux pages de publicités criardes. La brièveté de l'instant où je l'ai aperçue, a malgré tout suffit à faire ressurgir le souvenir de moi-même sur un lit en train de lire.

  C'était quand ? Impossible de me rappeler. Est-il pensable que le lit puisse représenter autre chose qu'un lieu de torture ? Oui, c'est certain, à part pour les personnes ciblées par tirs d'ondes électromagnétiques et dont le lieu privilégié pour les harceleurs se trouve être le lit.

  L'endroit où l'on se sent normalement le plus en sécurité, source également de plaisir, de repos, de réconfort, et de détente, est devenu pour les personnes victimes de harcèlement électromagnétique, celui de toutes les sévices possibles et inimaginables. L'endroit où l'enfant cours se pelotonner contre l'ogre de la nuit, celui où le plus souvent les couples s'unissent et se câlinent, là où les lignes du livre de chevet s'égrènent sous des yeux alourdis de sommeil, et où le matin, les premiers rayons du soleil dardent sur des draps encore chauds... Le lit, devenu désormais quelques pauvres mètres carrés vers lesquels on se rend de mauvaise grâce, parce qu'il faut bien s'allonger quelque part, malgré le sommeil bafoué, et les nuits bardées de micro-ondes pulsées vers un corps qui ne demande que le repos. Tout ça pour quoi ? Pour conforter des crétins dans le pouvoir qu'ils ont sur vous, et les rassurer quant à leur ego. Pitoyable.

 

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Manifestation du 29 août 2018, en France. Un personne ciblée
se sert de son véhicule pour dénoncer le harcèlement électromagnétique et/ou en réseau.