Ignorer les harceleurs pour une personne ciblée, représente pour eux non seulement une insulte à leur ego, comme je l'avais déjà stipulé, mais également la non-reconnaissance de leur travail et de leur investissement dans la maltraitance. Voilà qui n'est pas supportable pour des individus noyés dans leur orgueil, et dont l'omniprésence ne doit jamais vous échapper sous peine de le payer très cher.

  Après quelques nuits d'accalmie, entrecoupées de quelques jours salvateurs passés en plein air, j'avais donc fini par ignorer les hostilités sonores, ces dernières se traduisant par toutes sortes d'echos jaillis de nulle part et d'un peu partout autour de moi à chacun de mes mouvements, ainsi que des déclenchements intempestifs de mes appareils électroménagers, blocage de volume de la Tv, bruits aériens, claquement de portière, sirène d'ambulance, moteur débridés, et j'en passe... pour me consacrer à une dernière relecture de mon blog remanié, avant envoi. Le fait de mieux dormir durant quelques jours avait eu pour vertu, non celle de retrouver ma santé, mais de temporiser sur une partie du harcèlement, en l'occurrence celle de la réplique aussi systématique que scolaire des harceleurs.

  Ce calme apparent que j'ai déjà connu, et aussi fragile qu'une brindille, fait penser à l'oeil du cyclone dans lequel on peut être amené à se retrouver, mais de manière malheureusement provisoire, avant de replonger malgré soi dans des vents aussi tempétueux que dangereux. Mon passage dans l'oeil du cyclone s'est terminé pour moi le lundi 10 septembre au soir, avant que la nuit ne me rattrappe sous des tirs d'ondes électromagnétiques perpétrés environ tous les quarts d'heure par un ou une tarée de service, pressée d'exercer son petit pouvoir, en ne me laissant aucune chance de m'endormir.

  La journée de travail du mardi, après ce régime barbare, fut forcément chaotique, mais c'était sans compter sur celle suivante, soit hier, avec les mêmes décharges, distribuées cette fois à partir de 2 h du matin jusqu'au lever, accompagnées d'une touche de sadisme en plus. C'est en effet à cette heure, en plein sommeil profond, et tentant de récupérer un peu de repos interdit depuis presque 24 h que je ressentis une violente douleur dans les seins, à hurler, comme des milliers d'aiguilles s'enfonçant cruement dans la chair avec impossibilité de les enlever. Cela ne dura pas plus de quelques secondes, mais beaucoup trop longues pour ne pas être fortement secouée par cet assaut.

  Le (blingbling, pion en chef ?), ou la tarée, visiblement en pleine crise de perversité non assouvie, s'acharna ensuite sur tout mon corps, dans la bouche, dans l'abdomen quand j'étais sur le dos, provoquant tour à tour puissante nausée, douleur abdominale, démangeaisons irrépressibles, avec l'impossibilité de me rendormir, à part pour quelques poignées de minutes seulement. Le besoin d'écrire est prégnant dans ce cas, malgré la fatigue, afin que les mots n'oublient jamais ce que l'homme est capable de faire à l'homme.

  J'ai déjà reçu des tirs d'ondes particulièrement douloureux dans les seins, mais plus encore que la douleur c'est à la lâcheté de l'acte que je ne me fais pas. Que ce soit un homme ou une femme qui en soit à l'origine, dans les deux cas c'est insupportable. C'est insupportable si c'est une femme qui était à l'oeuvre de cet acte barbare, car qui mieux qu'une femme peut savoir à quel point le sein est sensible ? Et comment infliger une douleur aigüe dans ce qui représente la féminité, la maternité, la douceur et la sécurité ? Si c'est un homme, de quelle sorte de lâcheté est-il imprégné pour maltraiter les seins d'une femme dans son sommeil ? Dans les deux cas, ce sont des pervers qui s'attaquent à la féminité pour mieux la briser, dissoudre sa résistance en la réduisant au rang de rien. Une chose est sûre, le ou la mentalement malade qui était à la manœuvre cette nuit aurait pu me raser le crâne il ou elle l'aurait fait.

  Aussi,il me semble décidément que l'homme s'est trop rapidement autoproclamé être humain, sans avoir au préalable effectué un long travail sur lui-même afin d'être digne de cette qualité.

Pologne29août

Manifestation de personnes victimes de harcèlement électromagnétique.
Pologne, le 29 août 2018

STOP Zorganizowanym Elektronicznym Torturom

www.stopzet.org