... C'est ma tête, et mon corps pour la milice de faction quand les propriétaires vaquent à autre chose ou sont absents. En ce moment, la ville est gorgée de monde, et les soirées festives. Je vois trois policiers au petit matin du vendredi 10 août, faire la leçon à un couple de jeunes gens dont l'un aurait taggé une voiture.

  Les fonctionnaires de police ne savent pas qu'à deux pas d'ici s'est passé quelque chose de bien plus grave durant la nuit. La mienne, en effet, fut infernale, avec tirs d'ondes électromagnétiques dans le cou, provoquant apnées et problèmes de déglutition récurrents, le tout accompagné d'une privation de sommeil jusqu'à l'heure de mon lever et une vision trouble pendant une bonne demie-heure.

  La veille au soir déjà, j'avais reçu une violente décharge dans les seins pendant que j'étais assise dans mon canapé à regarder la TV d'un œil hypnotique. J'ai fait à ce moment quelque chose qui n'a manifestement pas plu à la crapule de service. C'est là que réside toute l'aberration de ma situation. Pour récapituler, le harceleur du moment m'a vue faire quelque chose de déplaisant. A cet instant, ce crétin ne s'est pas posé la question de savoir si il est normal, légal, acceptable, ou éthique de VOIR sa voisine exécuter un mouvement chez elle. Que nenni ! Il punit ce qu'il estime ne pas lui convenir, ce que SA chose a fait n'étant pas correct à ses yeux.

  Je dis il, parce qu'il ne me semble pas pensable que ce soit une femme qui provoque une douleur aussi intense dans les seins d'une autre femme. C'est un peu comme un homme qui donnerait un coup de pied dans les parties génitales d'un autre homme. Cela ne se fait pas, ce n'est pas réglo, c'est l'acte des lâches. Etant donné le comportement putassier des harceleurs, il se peut, cependant, que ce soit une femme qui soit à l'origine de cette douleur fulgurante dans les seins. Si c'est le cas, cette dernière n'aura aucun mal à se regarder dans une glace, fière d'exercer son petit pouvoir sur une autre femme, et ensuite s'adonner peut-être à sa place de génitrice, et MATERNER ses enfants sans qu'une once de honte n'apparaisse sur ses joues gonflées d'orgueil. Grand bien lui fasse.

  Par la suite, la nuit fut ce qu'elle fut, comme je l'ai dit, infernale. Aussi, pour tromper leur ennui, les pions regardent la tv, pas grand chose à faire d'autre, d'autant qu'ils ne sont pas chez eux, et quand je suis là, voilà qu'ils trouvent une occupation à la hauteur de leur médiocrité. Alors ils profitent, pendant que j'essaie d'échapper aux douleurs très brèves à des moments ponctuels, comme des pointes, qui apparaissent un peu à tous les endroits du corps. La nuit dernière ne fut guère mieux, agitée, brèves phases de sommeil entrecoupées de tirs d'ondes électromagnétiques, faibles mais suffisants pour me maintenir dans un état d'agitation empêchant un repos serein. Un tir m'a parcouru le ventre alors que j'étais sur le dos, et une nausée immédiate s'ensuivit, la suite se perpétua dans la tête. La routine, rien que la routine !

Electronic assaults

Source : FFTI