502944-iStock-492597439

  Je n'en attendais pas moins, du (de la) propriétaire de la polo garée devant ma fenêtre depuis vendredi soir. L'ordure s'est lâchée la nuit dernière, et probablement que je ne la verrais pas repartir, sa lâcheté lui interdisant de m'affronter de visu, surtout sans son petit matériel à la main. Quand l'heure de la fin de son intendance, sous-entendu de ma torture, aura sonné, elle laissera la place à Monseignôre et son ego démesuré, dixit le flagorneur, lequel réintégrera ses pénates.

  Trois années de courriers anonymes paieront peut-être, à force. J'y mets du temps chaque fois, et la forme aussi. Je m'applique jusqu'à la moindre virgule, en espérant que la réitération de ce qu'on me fait jouera en ma faveur sur la durée. Un fou n'est pas cohérent bien longtemps, une personne dérangée passe du coq à l'âne dans ses propos lesquels bien souvent sont décousus. Pour ma part, cela fait trois années que je m'en tiens scrupuleusement aux mêmes déclarations dans mes courriers. Je ne varie pas d'un yota, le but étant l'intégration par les autorités du terme "harcèlement électromagnétique" comme étant une agression existante et fondée.

  Je joins des photocopies quand je le peux, des liens, lesquels me semblent cohérents également. Des nuits comme celles qui viennent de passer, paradoxalement font glisser les arguments plus facilement. La colère est telle que le matin agit comme une expulsion, une sorte de purge de la torture subie durant la nuit. Malgré la fatigue, les douleurs dûes au tirs de laser récents (orteils, doigts de la main, pubis), les tirs d'ondes électromagnétiques dans la tête pour me faire perdre la raison, enfin, les besoins d'uriner provoqués par le(la) sadique du moment (problèmes rénaux à la clé), ma détermination à prouver ce qu'on me fait se trouve renforcée à chaque épisode de ce genre. Je veux croire que les mots suffiront, même si cela paraît très naïf.

  Le plus difficile sera encore de prouver que les éxécutants, sous-entendu, les harceleurs ponctuels n'habitant pas là, ont été peut-être les plus féroces dans la torture. Ils se sentent intouchables en raison de leur non-appartenance au lieu, comme si tuer en dehors de chez soi nous préservait des lois. Je pense plus que jamais qu'un terrain favorable, c'est-à-dire, un bon endroit au bon moment avec le,la,les bonne(s) personne(s), ces trois critères fondamentaux réunis, seront seuls en mesure de faire éclater la vérité sur ce que nous subissons.

  A première vue, cela relève de l'exploit de concilier ces trois éléments essentiels mais ce n'est pas impossible, si c'est le cas, ce travail en amont auquel nous nous accrochons pour témoigner de l'innomable et si difficile à croire pour le moment pour le plus grand nombre, coulera de source. J'ai souvent pensé que le harcèlement électromagnétique et/ou en réseau était comme un puzzle gigantesque dont il fallait réunir toutes les pièces pour savoir ce qu'il représentait, sans modèle au préalable pour nous aider. Alors, on verra bien. Le temps est de notre côté. De toute manière, que peut-on perdre de plus au point où nous en sommes ?