La nuit dernière, un sadique de service, je ne sais lequel, avait décidé de m'envoyer des tirs d'ondes électromagnétiques ailleurs que dans la tête, dans un endroit du corps dit intime, si toutefois l'intimité revêt encore quelque sens dans la vie d'une personne épiée 24H/24 7j/7, dans le moindre de ses mouvements. Bref, notre gaillard ou gaillarde - car ce genre de perversité se trouve aussi chez la femme harceleuse - a peut-être eu une pulsion, c'est ce qu'on dit des violeurs.

  Admettons que ce soit un homme, soit parce que sa petite copine ne le satisfait plus, ou alors il a des envies sexuelles inavouables, genre petits enfants, ou bien encore quelque problème d'érection, peu importe, le capo avait envie de s'essayer aux tirs d'ondes contre sa voisine (moi-même) vers un endroit bien précis de son anatomie. Sans même parler de viol, l'attouchement sexuel aggravé dans ce cas particulier, serait bien difficile à prouver aux autorités.

  Déjà, lorsqu'il y a contact physique, pénétration forcée, et trace d'adn, c'est fort difficile pour la femme de prouver sa maltraitance, sans parler de la mauvaise fois légendaire du violeur : “Elle était consentante !” “J'ai cru qu'elle voulait bien, etc.”. Imaginez donc une cible dire aux policiers qu'on lui a porté atteinte sexuellement, mais à distance, par l'intermédiaire d'un boîtier diffusant des ondes électromagnétiques tout droit vers son c..., et si par chance cette première étape était franchie, il serait aisé à notre gaillard de rétorquer : “J'étais chez moi, je ne l'ai pas touchée, mon outil reposait tranquillement au fond de mon pantalon, etc.” Certes, on ne remettra pas en cause l'état de membre mou de notre “sans-couilles” du moment, lequel sans nul doute, s'insurge en pleine affaire Weinstein, à l'instar des femmes de cette mafia familiale, à coup sûr révoltées contre la violence faite à leurs congénères féminines.

  Les harceleurs sont toujours les plus gueulards, et les plus éprouvés dans ce genre d'histoire défrayant la chronique. Pourquoi ? Parce qu'il a été cliniquement prouvé qu'un harceleur ne se reconnaîtra jamais comme tel, et qu'il est dans la négation de ce qu'il perpétue, à ce point que c'est celui qui sera le plus révulsé lors d'actes surmédiatisés qu'il aura lui-même commis de son côté, et auxquels ils refusera obstinément de s'assimiler.

  La conscience du libidineux de la nuit denrière ne le travaillera donc pas de trop, de même que toutes les autres nuits où j'ai eu droit au même traitement. D'ailleurs, les harceleurs sont à un tel niveau de négation dans ce cas de figure, l'effet de groupe familial aidant, qu'ils peuvent perpétuer leurs actes malsains, sans se soucier de savoir si le doudou d'un de leurs enfants trainent dans la chambre à partir de laquelle ils s'exercent à violenter la voisine du dessous. Rien de raisonnable alors ne parvient à leur esprit d'attardé à ce moment précis, même pas de satisfaction sexuelle puisque leur membre est probablement aussi ratatiné que leur cerveau malade, juste une minute de gloire gagnée grâce à ce pouvoir qu'ils ont sur vous à un moment T. Rien de plus, visiblement cela leur suffit.

Le harcèlement électromagnétique existe.