Depuis quelques jours mon harcèlement a repris de manière féroce, et ma désobéissance me coûte chère. Les tirs d'ondes électromagnétiques de tout acabit fusent en direction de ma tête et de tout mon corps, des ondes courtes, des modérées, des longues, provoquant tantôt nausée, sensation de piqûres d'aiguilles, échauffement dans la tête, déflagrations intracrâniennes, sursauts dûs à la puissance des tirs, etc.

  Outre mon refus d'obéir à leurs injonctions m'ordonnant de ne pas broncher CHEZ MOI, cette recrudescence de la torture est peut-être dûe également à ma récente altercation avec un individu, celui que j'appelle le flagorneur, et avec lequel je décidai d'avoir une petite discussion claire, après qu'il m'ait hélée d'un enthousiaste “Coucou, ça fait longtemps que je t'avais pas vue !”. Je sais d'après les divers témoignages d'individus ciblés qu'un face à face avec un harceleur potentiel – sachant que j'accorde encore une petite part de doute concernant le flagorneur – ne mène qu'à une négation totale de ces derniers, et de ce qu'ils vous font, à croire qu'ils sont tous passés par l'Actor's Studio, quand ils vous répondent : “...mais je ne comprends pas, je ne te harcèle pas, je ne t'entends pas du tout je t'assure !”.

  Je précise également que celui qui se paie probablement ma tête, sous tous les sens du terme, part tôt le matin, l'air frais comme un gardon, et qu'il paraît donc difficile que ce soit lui qui me canarde d'ondes électromagnétiques toute la nuit. En revanche, il a incontestablement connaissance de mon harcèlement, mais la superficie du logement au-dessus de ma tête dépassant toutes celles que j'avais préconisées, il paraît fort possible que tout un régiment puisse établir ponctuellement ou non ses pénates au-dessus de ma tête sans risque d'encombrements pour les uns pendant que les autres s'acharnent sur moi.

  Je viens d'appeler à nouveau le 17 pour cette fois, ne mentionner que la malveillance des harceleurs contre tout le système électrique de mon logement, plus audible pour la police. Je précise que chaque conversation téléphonique avec un fonctionnaire de police est enregistrée. Je donne donc toujours mon nom en début de conversation car ils ne le demandent pas forcément, de manière à ce qu'il sachent (pour plus tard) le nombre de fois où je les ai appelé (à l'aide). La dame au téléphone était plutôt cordiale, voire compréhensive, et n'a pas parue surprise d'apprendre que tout mon matériel électrique était sous contrôle de tiers. J'éviterai donc de parler trop des ondes à ma prochaine visite au commissariat, même si il convient de garder le même discours, mais aussi pencher de manière la plus habile possible sur cette forme de malveillance plus terre-à-terre sans vouloir faire de jeu de mot. Ecrit une 17e lettre au procureur dimanche dernier. Le temps est compté, je ferai le maximum pour envoyer mon blog à la publication le plus tôt possible. Bon courage à toutes les cibles.

 

Moyennenovembre2017

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