Impossible de savoir qui était au-dessus de ma tête pour mitrailler cette dernière d'ondes électromagnétiques la nuit dernière. J'ai demandé à voix haute si c'était la propriétaire ou un de ses capos qui était de service, alors que j'essayais désespérement de trouver de sommeil.

  J'ai senti un arrêt soudain, et en ai profité pour m'adonner à mon petit laïus habituel, mettant en cause la couardise des harceleurs, leur iniquité, leur demandant ce qu'ils me reprochaient, puis dénonçant au fur et à mesure que ma colère montait leur sadisme venant sans doute d'une frustration sexuelle, etc. et me perdis dans des allusions sadiennes.

  Pour finir, puisque j'étais lancée et que ma colère ne semblait pas vouloir redesecendre, j'ai mentionné ma bouteille de gaz, petite viseo bleue, pratique et pleine, dont j'ouvrirais grand les vannes avant de m'envoyer en l'air avec les harceleurs dans une explosion dantesque. Après je ne me rappelle plus. Je crois que je tombais de fièvre. Pas très glorieux que tout cela, mais apaisant.