Retour difficile dans un endroit hostile après 15 jours d'absence. Plus j'avance en direction de mon logement et plus il me semble reculer. En arrivant devant chez moi, c'est la première fois que je vois le parking de l'immeuble totalement désert, pas pour longtemps, puisque peu après mon arrivée, quatre voitures au moins arrivent quasiment en file indienne, en prenant bien soin de se faire entendre par le bruit caractéristique de leurs roues sur la plaque d'égout.

  Rien que de plus normal, des voisins qui ne font que rentrer chez eux, n'est-ce pas ? sauf que comme par hasard, c'est pile au moment où j'arrive chez moi. Cependant, je passe une nuit mémorable, sans aucun tir d'ondes éléctromagnétiques. Il n'y a personne à l'étage au-dessus, et j'ai envie de croire au miracle. De plus, j'ai retrouvé à mon arrivée le paillasson devant ma porte d'entrée, rempli de mégots avant mon départ, d'une propreté immaculée, et remis à sa place originelle.

  Quelque chose me dit pourtant que ce n'est pas fini. Durant mon absence, j'ai été incapable de savoir si je recevais encore des décharges, tant les semaines précédent mon départ ont été atroces en matière de tirs d'ondes. Comme je l'avais déjà mentionné, je pense que le cerveau garde en mémoire les tirs particulièrement furieux, et qu'il lui faut plusieurs jours, voire plusieurs semaine une fois l'arrêt des tirs avant de s'en remettre. Les déflagrations intracrâniennes se ressentent donc encore après l'arrêt des tirs proprement dits, sortes de séquelles persistantes pendant un certain temps. Pour le moment je reste dans l'expectative et attend la nuit prochaine pour en savoir plus.