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  Hier soir, je suis rentrée exténuée. Même pas le courage d'écrire sur ce blog. De toute manière cela aurait été pour réitérer les mêmes choses, le manque de sommeil, les répliques et autres incompréhensions. Comme d'habitude, je me suis avachie sur mon canapé devant un film et me suis endormie dès le générique de début, endormie est un bien grand mot puisque j'ai été réveillée par un tir d'ondes dès la phase d'endormissement.

  Cela dit, cette micro-sieste a eu son effet car cela m'a redonné un regain d'énergie jusqu'à la fin du film, et même un peu après. J'avais envie d'aller me coucher mais je n'étais pas non plus ravie de retrouver mon lit et les ondes électromagnétiques. J'ai tout de même fini pas me rendre dans ma chambre d'un pas trainant, parce que je n'en ai qu'une, et je n'ai pas les moyens de dormir ailleurs. Et là, miracle ! Un ou deux tirs d'ondes légers dès que ma tête fut posée sur l'oreiller puis plus rien.

  J'ai dormi jusqu'au petit matin sans que mes tortionnaires me réveillent. Mieux encore, aucune réplique au lever, aucun oiseau, aucun tic, rien, rien que de très normal comme c'est le cas pour des millions de personnes, mais pour moi, c'était exceptionnel. Même quand j'ai ouvert la fenêtre de ma chambre pour aérer, aucun son ne s'est invité à l'horizon, aucun écho, comme si ils étaient tous morts.

  Que me vaut une telle tranquillité d'un coup ? Sans doute pas la générosité de mes harceleurs, la pitié, l'empathie, ou je ne sais quoi de ce genre. Plutôt un manque d'effectif en ce début juillet et son lot de départ ou vacances, ou alors un test pour me faire connaître à nouveau ce qu'est une vie normale, avant de me l'enlever cruellement dès ce soir. Je ne sais pas, mais vous connaissez le dicton : "Ce qui est pris n'est plus à prendre !"

  Il faut dire que les trois dernières semaines ont été féroces en matière de tirs d'ondes et de répliques. J'ai bien cru que je ny survivrais pas. Ajouté à cela, une météo particulièrement mauvaise qui m'a empêchée d'aller me reposer dehors, des heures de travail en plus, bref, la totale. Alors j'ai apprécié cette nuit miraculeuse, mais certainement pas comme un cadeau.

Encore aujourd'hui, j'ai quel que mal à comprendre, pourquoi je dois me battre pour que je ne considère plus certaines de mes nuits comme miraculeuses mais tout simplement normales. J'ai plus que jamais conscience que la privation volontaire de sommeil est une torture, et qu'il n'y a aucune raison pour que mes harceleurs échappent à la justice. De quelle genre sera cette justice, de quelle espèce, je ne sais pas, mais j'aimerais plus que tout qu'elle soit rendue.